Frissons Nature Photo

30 décembre 2016

FARNIENTE DE MAI EN BAIE D'AUTHIE

Lors de notre séjour, début mai, en Baie de Somme, mon épouse voulait à tout prix voir des phoques. Pour ce faire, nous nous sommes rendus à Berck-sur-mer, sur les digues qui longent le cours de l'Authie, à l'entrée de la Baie du même nom. 

A marée basse, c'est l'un des lieux  privilégiés pour observer les Phoques gris et les Phoques veaux marins.

A notre arrivée, une soixantaine de Phoques se reposait sur les bancs de sable qui font face à la jetée.

Une partie de la colonie:

12052016-12052016-IMG_4994

Quelques individus:

12052016-12052016-IMG_4998

un bienheureux:

2016-12052016-IMG_4981

Les phoques se reposent hors de l’eau, à marée basse, sur ces reposoirs pour reprendre des forces et selon les périodes, pour mettre bas et allaiter les petits ou pour muer.

12052016-12052016-IMG_5033

Le phoque appartient à la famille des pinnipèdes car il possède des pieds en forme de nageoires munies de griffes, qui leur permettent de sortir de l'eau et de se déplacer sur le sable.

12052016-12052016-IMG_4966

 Si deux espèces de Phoques cohabitent dans la Baie d'Authie, le Veau marin (le plus répandu) et le Phoque gris; nous n'avons pas su (et pas pu) les différencier.

Nous nous sommes contentés de leur tirer leur portrait et de profiter de leurs facéties.

12052016-12052016-IMG_4968

Je me bidonne...

12052016-12052016-IMG_4970

et me bidonne, en voyant ces bipèdes en face de nous avec leurs appareils photos.

12052016-12052016-IMG_4983

A se tordre de rire...

12052016-12052016-IMG_5021

Finalement, elle est pas belle la vie...de Phoque

12052016-12052016-IMG_5031

12052016-12052016-IMG_5008

12052016-12052016-IMG_5034

Farniente à volonté dans cette Baie d'Authie qui cache d'autres trésors pour le photographe.

2016-12052016-IMG_5062

2016-12052016-IMG_5053

Merci d'avance pour vos commentaires et à bientôt.

 

Posté par danieltrinkwell à 10:19 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , ,


29 décembre 2016

BERGERONNETTES DES RUISSEAUX

En ce matin frisquet de début septembre,

alors que Martin faisait le guet à l'étage supérieur,

trois BERGERONNETTES des ruisseaux évoluaient au ras de l'eau

en exhibant leur plumage de perles de ... brume.

06092016-IMG_1949

06092016-IMG_1935

06092016-IMG_1920

06092016-IMG_1968

06092016-IMG_1963

Après dissipation du brouillard,

les Bergeronnettes ont retrouvé des couleurs

et la bonne humeur.

La preuve : l'une d'elles chantait...

06092016-IMG_2068

06092016-IMG_2037

06092016-IMG_2080

06092016-IMG_2040

Un oiseau gracieux et élégant qu'il n'est pas très courant de rencontrer.

 

Merci d'avance pour vos commentaires.

A bientôt.

 

Posté par danieltrinkwell à 10:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , ,

UN MARTIN PÊCHEUR DANS LE BROUILLARD

C'était un matin de début septembre,

dans le brouillard que le soleil avait du mal à percer,

Martin est venu inspecté ses "filets de pêche"...ambiance.

06092016-IMG_1901

Une fois le brouillard dissipé,

Martin s'est posé sur ses postes de guet,

pour une séance de portraits.

06092016-IMG_1975

06092016-IMG_1978

06092016-IMG_1990

06092016-IMG_1996

06092016-IMG_2010

Cette rencontre avec Martin m'avait redonné du baume au coeur suite aux crues du printemps, quand je relatais sur ma page Facebook:

Un tour hier après-midi (08/06), entre deux orages, sur les bords de ma petite rivière préférée. Depuis 4 ans un couple de Martins élevait 2 à 3 nichées par an, dans une motte de terre et de racines de 3m de diamètre, dressée à la verticale et perpendiculaire à la rivière. Cette motte représentait la base d'un gros arbre (+ 1m de diamètre) qui était planté tout au bord de l'eau et qui avait été renversé sur la berge, par une tempête il y a quelques années. Le tronc avait été coupé à 4m, pour laissé le passage aux pêcheurs. Ma petite rivière préférée vient de lui redonner une seconde vie. Suite aux crues incessantes de ces 10 derniers jours, elle a réalisé l'exploit de remettre debout ce mastodonte d'arbre, qui trône maintenant droit comme un "i", au milieu de son lit. Pour mes Martins tout est foutu, la dernière couvée a certainement été écrasée lors du basculement de la motte qui est complètement submergée par l'eau en ayant retrouvé sa position initiale. Charge à eux de trouver une nouvelle paroi ou refuge, pour continuer leur vie de flèche bleue. Pour le photographe aussi tout est à refaire.....

Une dernière photo du Martin de ma petite rivière préférée, qui n'est pas si calme qu'elle en avait l'air.

2016-18042016-IMG_2536

Du pain sur la planche pour les retrouver en 2017...

Merci pour vos commentaires et à bientôt.

 

 

Posté par danieltrinkwell à 08:00 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags : , ,

28 décembre 2016

UNE TRISTE ANNEE 2016 POUR "MES" CINCLES PLONGEURS

Pourtant tout se présentait bien en mars dernier, lors de mes premiers repérages sur les cours d'eau fréquentés par les CINCLES PLONGEURS.

Sur chacun des anciens sites de nidification, j'ai eu le plaisir de retrouver le costume chocolat avec son plastron blanc du "Merle d'eau", le seul passereau amphibie d'Europe.

Le Cincle du ruisseau:

2016-19042016-IMG_2868

Le Cincle de la rivière

2016-29032016-IMG_0958

Tout semblait aller pour le mieux au pied de la cascade du ruisseau, où le Cincle plongeait dans les tourbillons pour explorer les fonds, à la recherche de larves et autres insectes aquatiques.

2016-19042016-IMG_2789

Mais fin avril, plus de signe de vie du Cincle du ruisseau. Il avait disparu. Il faut relever que les eaux du cours d'eau étaient devenues très boueuses et tumultueuses, au fur et à mesure de ce printemps pourri. Je suis revenu plusieurs fois sur les lieux au courant de l'été, espérant une seconde nichée, mais plus de trace du Cincle sur une grande longueur du ruisseau.

Sur la rivière, par contre, la vie était apparue. Le couple de Cincles avait construit un nid près d'un déversoir et, dès début avril, le nourrissage commençait.

2016-11042016-IMG_2206

Les Cincles plongeaient en amont du nid et revenaient à un rythme régulier, le bec débordant de "friandises"

2016-11042016-IMG_2238

2016-27042016-IMG_3329

2016-27042016-IMG_3376

Il leur arrivait même de faire leurs emplettes devant ma tente-affût.

2016-11042016-IMG_2329

2016-11042016-IMG_2357

Le nid de mousse me paraissait dangereusement placé près de la chute d'eau

2016-14042016-IMG_2415

et les crues du moi de mai ont eu raison de ce havre de paix qui aurait pu accueillir une seconde nichée.

21062016-21062016-IMG_7918-001

Le nid avait été arraché par la montée des eaux.

Comme les jeunes Cincles apprennent à nager avant d'apprendre à voler, peut-être ont-ils réussi à se sauver ?

Sur cette rivière, le Cincle est toujours présent comme l'atteste son mélodieux chant, régulièrement entendu par la suite.

Sur le ruisseau, les eaux sont redevenues claires et semblent propres, conditions sine qua non pour accueillir le Cincle plongeur.

Il faudra attendre le printemps prochain pour le savoir !

 

Merci d'avance pour vos commentaires.

A bientôt.

 

 

 

 

 

13 novembre 2016

EN AUTOMNE, DU BEAU MONDE AUTOUR DE NOS ETANGS: (2) LA BECASSINE DES MARAIS

Suite de la série sur la fréquentation de nos étangs en automne commencée il y a une semaine, avec ma belle rencontre avec les Pluviers argentés.

Je resitue les conditions: on est fin septembre, sur les bords d'un petit étang lorrain au niveau d'eau bien bas. J'ai fait deux sorties de 6h chacune, l'une en solitaire et l'autre avec deux amis, en installant ma tente-affût dans les roseaux, au plus près de la vasière bien découverte. Opération réussie sans trop de dérangement, avec près de 2000 clichés à la clé, dont quelques uns d'espèces que je n'avais encore jamais photographiées ou observées (des coches). CLIQUEZ SUR LES PHOTOS POUR LES AGRANDIR .

La BECASSINE DES MARAIS, ne m'est pourtant pas une inconnue, pour l'avoir aperçue de loin, sur certains sites qu'elle affectionne, mais sans jamais pouvoir lui tirer convenablement le portrait.

La présente rencontre a commencé avec l'arrivée de quatre Bécassines sur la rive opposée.

28092016-IMG_4124

La Bécassine des marais est un limicole de taille moyenne, a la silhouette assez fine, au plumage brun foncé nettement marqué de lignes claires et de taches brunes, chamois, ocres et noires. Sur la tête, la calotte est brun foncé avec des bandes claires très évidentes. Le sourcil est chamois. Les joues et les couvertures auriculaires sont barrées de brun foncé. Elle possède un très long bec droit qui la caractérise.

28092016-IMG_4792

Après les avoir repérées, j'ai suivi leur activité pendant ces quelques heures d'affût.

Dans un premier temps, les Bécassines prospectaient, à l'instar des autres espèces, dans les eaux boueuses et peu profondes, du bord de l'étang.

28092016-IMG_4387

La Bécassine des marais se nourrit d'invertébrés, d’insectes, de larves, de vers de terre, de petits crustacés, d'escargots et d’araignées, sondant ou picorant la nourriture sur ou dans le sol.

28092016-IMG_4881

L'extrémité flexible de son long bec lui permet de "sentir" la proie

28092016-IMG_4895

tout en sondant la boue.

28092016-IMG_4910

Après le repas vient la sieste mais pas question de s'exposer les pattes dans l'eau, à la vue de n'importe quel prédateur.

Les Bécassines se déplacent sur la terre un peu plus ferme pour trouver refuge,

28092016-IMG_4537

où, comme les autres petits limicoles qui les entourent, elles profitent de leur mimétisme pour se reposer.

28092016-IMG_4604

Deux Bécassines et des Bécasseaux au repos.

28092016-IMG_4551

La sieste est de courte durée et la vigilance est toujours de mise. Le danger venant du ciel semble être le plus redouté.

28092016-IMG_4650

 

alors autant aller reprendre des forces

28092016-IMG_4790

au bord de l'eau.

28092016-IMG_4984

Moins de 100 couples sont nicheurs en France, principalement dans le Massif Central et les régions Bourgogne et Franche-Comté. Par contre de nombreux migrateurs originaires du Nord et de l'Est de l'Europe, hivernent en France d'octobre à mars et avec un peu de chance et de patience, ce petit ballet de Bécassines peut également s'offrir à vous.

28092016-IMG_5015

Les populations de la Bécassine des marais ont décliné à cause du drainage des zones humides, la construction de canaux, l'agriculture intensive ou l'urbanisation à proximité de son habitat. La chasse contribue toujours à diminuer sa population.

Cependant, les effectifs sont stables et cette espèce n’est pas menacée actuellement.

Une belle rencontre que j'ai pris plaisir à partager avec vous. Un commentaire ?

Merci pour votre visite et à bientôt pour d'autres limicoles.


06 novembre 2016

EN AUTOMNE, DU BEAU MONDE AUTOUR DE NOS ETANGS: (1) LE PLUVIER ARGENTE

Dans le Parc Naturel Régional de Lorraine, les étangs sont légion et très fréquentés par les touristes en période estivale. A la fin de l'été, les vacanciers sont remplacés, sur de nombreux plans d'eau, par les oiseaux migrateurs qui s'arrêtent quelques jours, pour se reposer et reprendre des forces, avant leur envol vers leurs quartiers d'hiver.

Je me suis rendu sur les bords d'un de ces étangs dans les derniers jours de septembre. Le niveau de l'eau était bas, les berges du fond de l'étang étaient découvertes et propices à accueillir échassiers, canards et limicoles:

21092016-IMG_3257

Pour faire des photos dans de bonnes conditions, il fallait m'approcher en traversant le plus discrètement possible la roselière et en installant ma tente-affût au plus près de cette vasière bien découverte. Opération réussie sans trop de dérangement. Une première sortie en solitaire de 6h, puis une seconde de même durée, avec deux amis, m'ont permis de faire près de 2000 clichés et de découvrir quelques espèces, que je n'avais encore jamais photographiées ou observées (des coches).

Au travers de quelques messages, je vais vous les présenter.

L'oiseau le plus rare rencontré le premier jour sur les bords de l'étang, se nomme le

PLUVIER ARGENTE

Quatre individus étaient présents ce jour-là au sein d'une bande de Vanneaux huppés qui squattait la berge d'en face.

21092016-IMG_3367

  Le Pluvier argenté est un limicole au corps puissant, avec une grosse tête et un bec fort, qui en font le plus grand des Pluviers.

21092016-IMG_3795

En plumage hivernal, tel qu'il était là, le Pluvier présente un dessus moucheté noir-brun avec de petites stries brun doré et blanchâtres. Le dessous est clair, presque blanc, parcouru également de stries grisâtre-brun. Un léger sourcil blanc passe au-dessus de l'oeil et le bec et les pattes sont noirs.

21092016-IMG_3739

Le Pluvier argenté niche dans les zones arctiques depuis l'est de la Mer Blanche jusqu'au Détroit de Béring en Russie ou du nord de l'Alaska jusqu'à la Terre de Baffin en Amérique du Nord. C'est un oiseau des terres polaires et de la toundra, qui descend en hiver sur presque tout le littoral Manche-Atlantique, en faisant étape, à l'instar de ces quatre individus, sur les plans d'eaux de l'intérieur des terres, comme ce petit étang lorrain.

21092016-IMG_3806

Si le Pluvier argenté se nourrit beaucoup la nuit, d'où une plus grande inactivité le jour (bouge très peu de place), il consomme généralement des insectes et des vers aquatiques, qu'il capture dans la vase et le sable

21092016-IMG_3761

ou dans une eau peu profonde.

21092016-IMG_3615

Il semblerait que les Pluviers, en règle générale, sont entrain de changer leur trajet de migration pour éviter les chasseurs, d'où leur passage dans nos contrées, où ils se joignent aux autres limicoles, dans de grands dortoirs, pour passer la nuit. Le Pluvier est connu pour un certain manque de vigilance mais je puis vous assurer qu'il s'est toujours tenu à bonne distance de ma tente, contrairement à d'autres Gravelots et Bécasseaux et que plus d'une fois, il semblait inquiet en voyant planer un rapace (une buse) dans le ciel.

21092016-IMG_3796

 Cependant, les populations du pluvier argenté ne sont pas menacées actuellement;

alors reposez-vous bien avant de repartir sous des cieux plus cléments.

21092016-IMG_4001

Lors de ma seconde sortie, les Pluviers argentés avaient disparu et je mesure maintenant la chance que j'ai eu de les rencontrer !

Merci d'avance pour votre éventuel commentaire.

A bientôt avec d'autres occupants de nos étangs!

 

29 octobre 2016

LA TROP RARE CIGOGNE NOIRE

Jusqu'à présent c'était une silhouette qui planait dans les ascendances thermiques  au dessus de certaines forêts de ma chère Moselle ou du Luxembourg voisin.

HAMMELSBERG 2014-04-02-5120

 Moins connue que sa cousine blanche qui se répand de plus en plus en Lorraine, la CIGOGNE NOIRE fréquente les forêts profondes plantées de vieux arbres et proches de zones humides, pour y mener à bien sa reproduction. Si vous avez la chance de découvrir un tel lieu; une seule consigne:

DÉFENSE DE DÉRANGER.

L'espèce est très discrète et très farouche et tout dérangement sur le site de reproduction peut provoquer l'abandon du nid par les parents.

 Comme elle migre et traverse chaque année l'Europe du Sud pour aller passer les mois d'hiver au chaud en Afrique et que le pic migratoire est observé à la mi-septembre sur les grands lacs champenois; j'ai profité de l'occasion pour aller y faire mes premières photos de la Cigogne noire.

Pour la trouver, il faut rechercher des zones tranquilles, loin de l'agitation humaine dans les anses retirées du Lac du Temple notamment. Mêlées aux Hérons, Grandes Aigrettes, limicoles et autres canards, trois Cigognes noires se nourrissaient ce matin là sur les berges envasées.

13092016-IMG_2414

La Cigogne noire est avant tout piscivore et elle capture ses proies en se déplaçant dans les eaux peu profondes. Comme le niveau d'eau des lacs est très bas à cette époque de l'année, la zone de pêche est éloignée pour le photographe qui se retrouverait vite à découvert s'il quittait l'abri de la forêt. Il faut ainsi se contenter de prises de vue lointaines et de qualité moyenne. Mais peu importe pour une occasion si rare !

13092016-IMG_2479

Avec un peu de patience et d'immobilisme, j'ai pourtant eu la chance de voir se rapprocher celle que j'étais venu chercher.

13092016-IMG_2445

Comme il n'y a pas de dimorphisme sexuel entre le mâle et la femelle, j'ai reconnu un adulte avec ses pattes et son bec d'un rouge soutenu sans pouvoir discerner toutefois, dans son manteau noir, les reflets verts et pourpres qui font son charme.

13092016-IMG_2451

La proximité a été de courte durée car vite interrompue par un Héron n'appréciant guère cette concurrente sur son coin de pêche.

13092016-IMG_2458

Le lendemain, au bord du Lac d'Orient, assez éloigné du tumulte qui régnait sur les rives,

14092016-IMG_2648

c'est un (ou une) juvénile reconnaissable à son plumage gris-noir, ses pattes et son bec gris-jaunâtre qui faisait son marché dans le sable, devant l'observatoire

14092016-IMG_2796

ou un peu plus loin dans l'eau

14092016-IMG_2830

jusqu'à se faire houspiller lui aussi par le Héron. Pas copains ces deux-là !

14092016-IMG_2833

L'Office national des forêts et la LPO se mobilisent chaque année, grâce à un réseau national de correspondants et au suivi satellitaire, pour mieux connaître et protéger la Cigogne noire.
La Cigogne noire est apparue comme espèce nicheuse en France avec la découverte du premier nid en Anjou dans le début des années 70. Depuis, l'espèce s'installe progressivement mais timidement dans notre pays.

À ce jour, 21 départements ont abrité au moins une fois un nid occupé et une soixantaine de couples aurait nichée en France en 2015.

En Mai 2011, le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (U.I.C.N.) a inscrit la Cigogne noire sur la Liste Rouge des espèces menacées: "En danger" pour les couples nicheurs et "Vulnérable" pour la population de passage.

De belles rencontres que j'ai faîtes là, sans dérangement pour l'oiseau et pour le plus grand plaisir du photographe !

Qu'en pensez-vous ?

A bientôt.

 

Posté par danieltrinkwell à 16:26 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

11 septembre 2016

PASSAGE DES TRAQUETS MOTTEUX

Tous les ans, à cette période de l'année, je pars à la recherche d'un petit passereau de 25 grammes, d'une envergure de 25 à 30 centimètres et qui fait partie des plus grands migrateurs de la planète. Il s'agit du 

TRAQUET MOTTEUX

L'aire de répartition du Traquet motteux est vaste puisqu'elle comprend notamment l'Alaska, l'est de la région arctique canadienne, l'Eurasie et le Groenland. Ces sites sont fréquentés durant l'été. En revanche, l'hiver est passé au chaud en Afrique Équatoriale. Certains Traquets effectuent ainsi un trajet migratoire de 30 000km par an, un record par rapport à la taille de l'oiseau.

Chez nous en Lorraine,de rares Traquets motteux nichent sur les sommets vosgiens mais ils sont surtout visibles en plaine, lors des migrations.

Pour les rencontrer actuellement , il faut choisir un terrain bien découvert, fraîchement travaillé ou rocailleux avec des parcelles d’herbe rase clairsemées. Avec un peu de chance, vous verrez peut-être apparaître, au bout du champ, se détachant sur l'horizon , une petite silhouette caractéristique de l'élégant migrateur

06092016-IMG_2111-2

 Puis il faut patienter et observer.  Comme il se nourrit surtout d'invertébrés ( petits escargots, chenilles,coléoptères, mouches, sauterelles, grillons et araignées), le Traquet chasse souvent au sol, 

06092016-IMG_2295

en sautillant et en courant

06092016-IMG_2234

Le petit passereau insectivore connu sous le nom de traquet motteux se reproduit dans le nord du Canada et en Alaska à la saison chaude mais passe l'hiver dans des régions très éloignées. Ainsi, cet oiseau de 25 grammes seulement (l'équivalent de deux cuillères à soupe de sel !) est capable de migrer vers différentes régions d’Afrique pour y hiverner, ce qui lui fait parcourir chaque année pas moins de 30.000 kilomètres aller-retour.

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/oiseau-migrateur/le-traquet-motteux-un-mini-oiseau-capable-de-migration-record_art21727.html
Copyright © Gentside Découvertbre, venant du nord de l'Europe, pour regagner ses lieux d'hivernage qui se trouvent en Afrique Equatoriale. Il s'agit d'un élégant passereau
Le traquet motteux est un oiseau de seulement 25 grammes capable de voyager depuis l’Arctique jusqu’à l’Afrique sub-saharienne. Selon une étude, il serait en mesure de parcourir chaque année 30.000 kilomètres. Le petit passereau insectivore connu sous le nom de traquet motteux se reproduit dans le nord du Canada et en Alaska à la saison chaude mais passe l'hiver dans des régions très éloignées. Ainsi, cet oiseau de 25 grammes seulement (l'équivalent de deux cuillères à soupe de sel !) est capable de migrer vers différentes régions d’Afrique pour y hiverner, ce qui lui fait parcourir chaque année pas moins de 30.000 kilomètres aller-retour.

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/oiseau-migrateur/le-traquet-motteux-un-mini-oiseau-capable-de-migration-record_art21727.html
Copyright © Gentside Découverte
Le traquet motteux est un oiseau de seulement 25 grammes capable de voyager depuis l’Arctique jusqu’à l’Afrique sub-saharienne. Selon une étude, il serait en mesure de parcourir chaque année 30.000 kilomètres. Le petit passereau insectivore connu sous le nom de traquet motteux se reproduit dans le nord du Canada et en Alaska à la saison chaude mais passe l'hiver dans des régions très éloignées. Ainsi, cet oiseau de 25 grammes seulement (l'équivalent de deux cuillères à soupe de sel !) est capable de migrer vers différentes régions d’Afrique pour y hiverner, ce qui lui fait parcourir chaque année pas moins de 30.000 kilomètres aller-retour.

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/oiseau-migrateur/le-traquet-motteux-un-mini-oiseau-capable-de-migration-record_art21727.html
Copyright © Gentside Découverte
Le traquet motteux est un oiseau de seulement 25 grammes capable de voyager depuis l’Arctique jusqu’à l’Afrique sub-saharienne. Selon une étude, il serait en mesure de parcourir chaque année 30.000 kilomètres. Le petit passereau insectivore connu sous le nom de traquet motteux se reproduit dans le nord du Canada et en Alaska à la saison chaude mais passe l'hiver dans des régions très éloignées. Ainsi, cet oiseau de 25 grammes seulement (l'équivalent de deux cuillères à soupe de sel !) est capable de migrer vers différentes régions d’Afrique pour y hiverner, ce qui lui fait parcourir chaque année pas moins de 30.000 kilomètres aller-retour.

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/oiseau-migrateur/le-traquet-motteux-un-mini-oiseau-capable-de-migration-record_art21727.html
Copyright © Gentside Découverte

Il s'arrête régulièrement, perché sur une motte

06092016-IMG_2222

ou dressé sur une pierre, au ras du sol, près de ses proies

06092016-IMG_2283

curieux devant cette drôle de chose qui fait des cliquetis

06092016-IMG_2277

avant de repartir en sautillant dans l'herbe

06092016-IMG_2163

explorer une autre partie du terrain

06092016-IMG_2317

Le Traquet motteux est abondant et largement répandu à travers sa vaste distribution, mais la population est en déclin, en particulier dans beaucoup de pays européens.

Le Traquet motteux est actuellement considéré comme non menacé et profitez de son passage pour aller le découvrir près de chez vous. L'occasion est trop belle!

06092016-IMG_2117

Merci d'avance pour vos commentaires.

A bientôt.

Posté par danieltrinkwell à 18:30 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : ,

22 août 2016

BAIE DE SOMME 6: UNE ELEGANTE A RESPECTER - L'AVOCETTE -

Limicole emblématique de la Baie de Somme, l' AVOCETTE ÉLÉGANTE est la première espèce à s’être installée en 1975, au Parc Ornithologique du Marquenterre avec 12 couples, après les premières mesures de protection de la partie terrestre du site prises  en 1973.

L'Avocette élégante, au plumage blanc et noir, est très facilement reconnaissable à son bec retroussé et ses pattes bleutées.

2016-11052016-IMG_4934

Ce bel oiseau doit son nom à sa marche gracieuse et rapide.

2016-09052016-IMG_4478

Son long bec noir recourbé vers le haut lui sert à "faucher" le fond de l'eau en avançant, pour en extraire sa nourriture qui se cache en surface de la vase ou dans l'eau (vers, petits crustacés,...).

2016-09052016-IMG_4468

Les grandes ailes de l'avocette élégante lui donnent en vol, l'allure d'un immense papillon ...

2016-09052016-IMG_4488

L'Avocette aime évoluer dans une végétation rase ou clairsemée

2016-12052016-IMG_5184

et l'on observe souvent les "élégantes" en groupes, en train de se nourrir en eau peu profonde ou dans la vase fluide.

2016-11052016-IMG_4947

  Le nid de l'Avocette est une petite cuvette aménagée sur le sol, remplie de quelques végétaux et coquillages.

2016-09052016-IMG_4465

Les petits îlots, les levées et diguettes des marais salants constituent les sites recherchés; d'autant plus que cet oiseau est très sensible aux dérangements sur ses zones de nidification et en hivernage.

2016-11052016-IMG_4937

Il lui arrive même de nager et de barboter comme un canard

2016-12052016-IMG_5279-2

mais cet instant reste souvent éphémère

2016-12052016-IMG_5281-2

Encore considérée comme nicheuse rare et localisée en Picardie, l'espèce est menacée principalement par la destruction des habitats d'alimentation, de nidification et d'hivernage due à l'assèchement et à la transformation des lagunes saumâtres et des salines, les dérangements sur les lieux de nidification et le braconnage.

Une rencontre bien agréable que vous avez peut-être appréciée également ?

Merci pour vos commentaires.

A bientôt.

 

 

Posté par danieltrinkwell à 15:03 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , ,

13 août 2016

REPAS FAMILIAL AVEC LES CHEVECHES D'ATHENA

Avec ce printemps et début d'été pourris, le couple de Chouettes Chevêches que je suis depuis trois ans a disparu du secteur. Il faut dire que le parc, où elles nichaient, n'a pas accueilli de vaches cette année, d'où une herbe trop haute qui rend impossible toute action de chasse. J'espère qu'elles ont trouvé le terrain propice pour mener à bien le projet qu'elles avaient commencé...et qu'elles retrouveront le chemin retour vers leur ancien arbre pour cet hiver.

Comme elles me manquaient et que je n'arrivais pas à les retrouver, j'ai moi-même changé de secteur et sur la base d'anciennes repasses, j'ai prospecté et eu la chance de trouver de nouveaux amis. Un couple de Chevêches d'Athéna, dont la femelle ne se manifeste que par les appels alors que le mâle -bagué- s'occupe activement du nourrissage d'un (ou une) jeune de l'année, dont je voudrais partager quelques photos.

Les acteurs: La jeune Chouette à gauche et son géniteur à droite.

03082016-IMG_1526

En ce début de journée pluvieux, le mâle fréquente fidèlement ses perchoirs de chasse

03082016-IMG_1291

03082016-IMG_1304

03082016-IMG_1316

alors que la jeune Chouette n'arrête pas de réclamer sa pitance, postée bien en vue

03082016-IMG_1318

ou dissimulée dans la végétation

03082016-IMG_1445

Elle arrive rapidement sur le perchoir dès que le père se rapproche

03082016-IMG_1447

et le festin démarre

03082016-IMG_1453

Au menu, un énorme lombric

03082016-IMG_1456

que la petite ira déguster seule sur une branche isolée.

03082016-IMG_1459

Le mâle reprend le guet

03082016-IMG_1395

et quelques instants plus tard, nouveau ravitaillement

03082016-IMG_1505

03082016-IMG_1506

03082016-IMG_1507

qui semble combler la jeune Chouette, qui en baiserait les serres de son père nourricier.

03082016-IMG_1519

Bientôt les adultes inciteront leur progéniture à aller voir ailleurs et à se trouver leur propre terrain de chasse et site de reproduction.

Pour l'instant, nous sommes quelques heureux initiés à profiter d'un spectacle que je ne pensais plus voir cette année.

Ce partage vous inspire peut-être un commentaire ? 

A bientôt.

 

Posté par danieltrinkwell à 11:58 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,