Frissons Nature Photo

06 mars 2017

RENCONTRE D'UNE RELICTE GLACIAIRE DANS LE HAUT-DOUBS/ LA CHEVÊCHETTE D'EUROPE

Combien de fois ai-je lu et relu ce chapitre de Paul Géroudet, dans son recueil sur les Rapaces diurnes et nocturnes d'Europe.

"Qui connaît cet elfe minuscule et féroce, dont l'existence solitaire se cache au sein des vieilles forêts? Sa rencontre est l'affaire du hasard ou le fruit de longues recherches; seuls quelques initiés savent le découvrir quand il veut bien se faire entendre sur les marges de la nuit. Introuvable quand il se tait, c'est par sa voix qu'il nous met sur sa piste. C'est ainsi qu'un soir de juin, dans l'Oberland bernois, mon ami W. Thônen m'avait mené sur une éminence dominant les sapins d'une combe. Là, il se mit à égrener des appels sifflés et bientôt une réponse s'éleva au loin, de plus en plus assurée, plus proche. Tout à coup, elle retentit au dessus de nos têtes...La CHEVÊCHETTE était là, une miniature de chouette ".

Je viens de passer ma traditionnelle semaine dans le Haut-Doubs où j'espère rencontrer cet oiseau mythique depuis des années. En suivant les conseils de P. Géroudet et ceux de Daniel Rodrigues, dans l'excellent dossier nature : Chevêchette d'Europe du numéro 80 d'avril-juin 2015, de la revue Image&Nature et en respectant les consignes données par la LPO dans le cahier technique " Petites Chouettes de montagne";  j'ai enfin réalisé ce RÊVE.

Comme je n'avais qu'une semaine (réduite à 4 jours en fonction des chutes de neige) pour la repérer; je devais mettre tous les atouts de mon coté pour ne pas perdre de temps ou m'aventurer dans des secteurs non appropriés à la Chevêchette. Les difficultés de découverte de la chevêchette tiennent aussi bien à l’accès difficile des zones de présence de l’espèce dans les forêts d’altitude, qu’à sa discrétion et sa faible taille.

Avant de partir,

  • j'ai recherché sur carte, les vieilles forêts de conifères, froides et humides du secteur.
  • J'ai appris que fin février - début mars était la période propice aux premiers chants du mâle qui portent à 500m.
  • Qu'en cas de neige ou de vent fort, la Chevêchette ne chantera pas car son chant ne portera pas.
  • Que le mâle chante plutôt à l'aube et au crépuscule mais qu'il peut aussi se manifester en pleine journée.
  • Que les petits passereaux, proies fréquentes du rapace, alarment dès qu’ils entendent ou voient la Chevêchette
  • Que c'est un oiseau extrêmement discret qu'on ne peut pas voir si on ne le cherche pas, à moins d'avoir une chance inouïe.

    • Fort de ces renseignements, j'ai effectué 5 sorties dont 3 matinales et c'est lors de ma première que la rencontre s'est faite. Après 3 heures de "crapahutage", de repasse et d'écoute tous les 400m, j'ai enfin entendu ce petit "diu" monotone, répété toutes les demi-secondes; d'abord au loin puis, comme pour P. Géroudet, de plus en plus proche avant d'avoir cette vision, dans l'enchevêtrement des branches d'un conifère.
    • C'était elle !
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Comme toutes les chouettes nordiques, la Chevêchette se montre confiante envers l'homme, ce qui m'a permis de l'observer, debout près d'un arbre, pendant un bon quart d'heure.

La Chevêchette est la plus petite espèce de rapace nocturne d’Europe. Sa taille atteint celle d'un étourneau avec une longueur de 16 à 17cm pour le mâle et 18 à 19cm pour la femelle. Le plumage sur le dos est brun gris ponctué de blanc alors que la poitrine est blanchâtre avec de fines rayures verticales.

 

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Sa silhouette est ronde et ramassée et elle a l'air renfrognée avec sa tête rentrée dans les épaules. Les yeux jaune d'or sont surmontés de gros sourcils blancs qui lui donnent cette dureté dans le regard.

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Sa tête "carrée" caractérise son excitation après avoir entendu un rival.

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 Cette adorable boule de plumes est un redoutable tueur de passereaux et c'est pour cette raison qu'elle est toujours entourée d'oiseaux qui n'arrêtent pas de lancer des cris d'alarme à son encontre. Ils connaissent le danger et n'hésitent pas à la harceler, comme cette Mésange nonnette qui la frôle.

 

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Pendant les quelques minutes passées avec elle, ce sont surtout ces éventuelles proies qui attiraient son attention.

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et la faisaient changer de perchoir.

 

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sans se soucier du photographe comblé qui était à ses pieds.

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La Chevêchette est bien une relicte de l'ère glaciaire, qui avec le recul des glaciers et les réchauffements, ne survit plus que dans les forêts de résineux, sous un climat montagnard, comme elle le trouve encore dans les Alpes du nord, le Jura, les Vosges et le Massif Central. Étant un rapace discret vivant dans des lieux reculés, sa présence peut longtemps passer inaperçue. En France, on ne compte que quelques centaines de couples nicheurs.

Lors de mes autres sorties, j'ai encore détecté sur un autre secteur que j'avais sélectionné, un mâle qui a chanté au crépuscule puis le lendemain au lever du jour. Autant de raisons de revenir dans ce "pays" que j'adore depuis longtemps.

Je n'oublierai jamais cette rencontre qui justifie pleinement le titre de mon blog: Frissons Nature Photos.

J'espère que vous aussi vous  avez "frissonné" un peu...

Merci pour vos commentaires et à bientôt.

 


18 février 2017

LES HIBOUX DE LA ST VALENTIN.

Inviter son épouse à aller chercher des oiseaux comme cadeau de la St Valentin.

Il fallait le faire et elle l'a accepté, ce dont je ne doutais pas un instant. C'est aussi ça l'Amour!

En fonction d'un calendrier très serré au niveau disponibilité, conditions météorologiques et hébergement; nous avions choisi d'aller passer deux jours en Baie de Somme, au début de cette semaine qui s'achève. Départ lundi matin à 8h, arrivée à Cayeux à 13H. Comme nous étions en avance pour récupérer notre chambre, nous nous sommes directement rendus dans le Hâble d'Ault, pour une reconnaissance rapide des lieux.

Le Hâble d'Ault se situe entre les falaises crayeuses d'Ault et la petite ville de Cayeux, en limite de la Baie de Somme. C'est une vaste zone humide d'une superficie de 750 ha, qui est considérée comme 'site naturel" mais aussi comme site unique pour les ornithologues, avec ses 270 espèces d'oiseaux recensées. Les lieux se composent de pelouses graveleuses, de levées de galets, de fragments de dunes, de marais et pièces d'eau avec les fameuses huttes de chasseurs et de prairies herbeuses.

Le Hâble peut être parcouru entièrement en voiture sur des chemins plus ou moins carrossables.

C'est ce que nous avons entrepris de faire. Au bout de 5 minutes de trajet, mon épouse me fait arrêter notre "affût roulant" et, avec un large sourire, me montre son cadeau de la St Valentin, le premier bijou, celui qui fait la réputation du site, un

 HIBOU DES MARAIS

Le rapace était posé à terre, à 15 m de la voiture, au milieu des herbes sèches d'une butte, bien à l'abri du vent qui soufflait très fort ce jour là.

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Après avoir pris possession de notre chambre, nous sommes revenus sur place deux heures après cette découverte. Notre Hibou était toujours posé au soleil, à l'abri du vent. Était-il seul ? En fouillant minutieusement le secteur avec nos jumelles, nous avons localisé trois autres Hiboux .

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Nous venions de découvrir un dortoir hivernal, un lieu où ce rapace, aux moeurs plutôt nocturnes, se repose pendant la journée, après sa nuit de chasse.

En sécurité dans cet habitat touffu, le Hibou ne tolère guère la présence de l'Homme.Exemple: Un photographe ayant remarqué notre voiture, s'était  arrêté à son tour devant notre véhicule. Ayant repéré un des Hiboux, après un quart d'heure d'observation, il est sorti de sa voiture pour récupérer un trépied dans son coffre, provoquant l'envol de six Hiboux, alors que nous n'en voyions qu'un seul !

Nous avons attendu jusqu'à l'arrivée de la nuit, un éventuel envol naturel mais le vent qui soufflait toujours aussi fort, clouait bel et bien les Strigidés au sol, en ce début de soirée.

Le lendemain, réveil à 7h en espérant apercevoir la fin d'une séquence de chasse du Hibou mais le vent n'avait pas faibli et la sortie matinale nous a surtout permis de découvrir tous les autres chemins du Hâble.

En début d'après-midi, retour près du dortoir et surprise, nos bijoux de la St Valentin - les Hiboux des marais- étaient bien au rendez-vous.

Le premier à la même place que la veille:

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Près de lui, un second individu difficile à trouver.

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Sur une butte un peu plus dégagée, un troisième en alerte

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alors qu'un quatrième se reposait dans les arbustes dunaires

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ce qui n'était pas le cas de ce cinquième, fortement inquiété par un couple de promeneurs, venant de derrière la butte,

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promeneurs qui ont finalement provoqué l'envol de sept dormeurs locaux.

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Ce n'était pas ce type de vol "provoqué" que nous voulions voir mais un vol naturel et serein.

En principe et sans vent, le Hibou des marais devient actif vers 16h, quand il rejoint son territoire de chasse. C'est à cette heure précise, alors que le vent se calmait, que nous avions repéré deux oiseaux en vol, à bonne distance du dortoir, au dessus de parcs à vaches.

Après avoir trouvé un chemin d'accès  pour notre affût roulant, nous nous sommes retrouvés face à un Hibou perché à 10m de nous, sur un piquet de parc. De ma place, impossible de prendre la photo. Pour mon épouse, il fallait se pencher hors de la voiture mais dès l'apparition du pare-soleil près du rétroviseur, le Hibou a pris les airs. Il ne nous restait plus qu'à bien positionner la voiture et espérer un éventuel retour. Bien nous en a pris car le rapace est revenu survoler le parc et même la voiture, pour notre plus grand plaisir.

A bonne distance

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Virage à gauche

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Concentré sur une proie ?

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Je fonce

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Je reviens avec virage serré à droite

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en planant

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à hauteur de la voiture

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que des frissons...

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avant un envol

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en signe d'adieu ?

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Il était l'heure pour nous de repartir au pays avec le regret toutefois, de ne pas avoir pris cette photo d'un Hibou perché sur un piquet de parc.

Mais St Valentin ne nous avait pas encore tout offert !

Sur notre chemin du retour, nous remarquons une voiture à l'arrêt près des poteaux d'un parc. A l'intérieur de la voiture, un photographe et sur un des piquets, un Hibou. Ni une, ni deux, je me gare près de la voiture et réalise le dernier rêve de cette sortie en amoureux.

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il inspectait les alentours

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changeait de perchoir

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concentré

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s'envolant au moindre mouvement dans l'herbe

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dans cette douce lumière de fin d'une superbe journée.

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Enfin, à quelques mètres du retour vers la civilisation, mon épouse a reçu un dernier cadeau en réalisant cet ultime portrait de celui qui nous a offert une inoubliable St Valentin.

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Salut les amis Hiboux des marais, nous reviendrons vous voir !

Si vous aussi, vous voulez vous rendre dans le Hâble d'Ault, nous vous recommandons les chambres d'hôtes des "Portes du Hâble".

Il s'agit d'une ancienne ferme picarde, propriété des très accueillants et sympathiques Céline et Pascal, qui proposent cinq belles chambres d'hôtes dont vous trouverez tous les détails en ouvrant le lien suivant:

http:/www.lesportesduhablebaiedesomme.com/

C'est la demeure de villégiature idéale pour ceux qui veulent découvrir le Hâble d'Ault, dont l'une des routes d'accès se trouve à 100m à peine de la maison. Acceuil, décor, confort, cuisine,...tout y est !

Si vous avez eu le courage d'arriver jusqu'à cette ligne, peut-être aurez vous encore un peu de force pour nous laisser un commentaire ?

Merci d'avance et à bientôt.

 

 

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31 janvier 2017

LES OISEAUX A LA MANGEOIRE CET HIVER.

Après quinze jours de grand froid, les températures sont redevenues positives, la neige a fondu laissant la place à la pluie et à la grisaille.

C'est peut-être le moment de faire un point sur la fréquentation de la mangeoire installée en forêt depuis plus de 3 ans.

Je regrette avant tout la disparition de "l'arbre à Pics", ce vieil arbre mort qui trônait au milieu de la place, devant mon affût, et dont je remplissais les trous, fentes et crevasses de noix, noisettes et autres graines, pour le plus grand plaisir des oiseaux et du photographe. Un coup de vent trop violent au printemps dernier l'a mis à terre, détruisant un poste de nourrissage et un perchoir naturel que je vais avoir du mal à remplacer.

Malgré ce bouleversement, les oiseaux sont revenus sur le site dès novembre, quand j'ai commencé à alimenter la nouvelle mangeoire. Au début la fréquentation était limitée mais les conditions météorologiques de l'automne permettaient certainement aux oiseaux des forêts de trouver facilement   de la nourriture sur leurs lieux de vie. 

L'affluence a été plus marquée dès le début janvier, avec l'arrivée du froid, me permettant de vous présenter un  bilan en photos, des oiseaux qui fréquentent le site:

La plus assidue et la plus téméraire -la Mésange nonnette- qui vit principalement en forêt.

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Suivie de très près par la mignonne Mésange bleue, petite boule colorée qui anime la mangeoire.

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La plus grande et la plus commune des mésanges: la Mésange charbonnière

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La plus petite des mésanges - la Mésange noire- reconnaissable à sa tache blanche oblongue à la nuque.

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La moins sociable des mésanges, la Mésange huppée, est peu présente à la mangeoire cette année.

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Malgré la disparition du viel arbre, la Sittelle torchepot a repris ses acrobaties

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Le Pic mar se laisse à nouveau tenté par la place, malgré l'absence de "l'arbre à pics". Quand la faim vous tenaille...

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Son cousin, le Pic épeiche se laisse entendre mais sans guère se montrer.

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Il en va de même du Bouvreuil pivoine qui, très méfiant de nature, se tient à bonne distance de l'agitation locale.

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Parmi les oiseaux qui se nourrissent davantage au sol, on trouve en bonne place, le Pinson des arbres (mâle et femelle)

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L'immuable couple de Merles noirs

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Le fuyant et minuscule Troglodyte mignon, qui est certainement le plus sensible au froid.

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et enfin, le fidèle gardien des lieux, notre ami à tous, Robin le Rougegorge familier, qui adore prendre la pose.

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Le bruyant Geai des chênes, qui était très présent l'hiver dernier, est pratiquement invisible depuis le début de l'année.

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Pour clore ce message, une photo d'un Pic noir qui ne fréquente certes pas la mangeoire mais dont les cris et chant sur le secteur, laissent augurer un printemps peut-être fécond.

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Voila comment on se fixe de nouveaux objectifs: suivre et photographier le Pic noir dans les prochains mois...

Qu'en pensez-vous ?

Merci d'avance pour vos commentaires et à bientôt.

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24 janvier 2017

UNE SORTIE ENTRE AMIS CHEZ LE HIBOU DES MARAIS.

Pour bien démarrer la nouvelle année, rien de mieux qu'une bonne sortie entre amis, pour aller à la rencontre d'un oiseau mythique pour nous:

Le HIBOU DES MARAIS.

Pour trouver un Hibou des marais en Moselle, il faut avoir une chance inouïe; aussi avec mes amis Christian et Claude, nous avons décidés d'aller le chercher sous d'autres cieux, là où il se trouve actuellement. Je garderai secret cet endroit pour respecter la tranquillité des Hiboux et également celle de notre ami local, qui nous a guidé sur place et dont je tairai volontairement le nom pour lui éviter trop de sollicitations.

Encore un grand Merci à lui !

Après quelques heures de route, nous étions sur place en début d'après-midi, période à laquelle les Hiboux commençait, ces derniers temps, leur chasse sur le terrain. Ce jeudi-là, il faisait très froid et le vent, ennemi du  Hibou, était glacial. Les premiers Hiboux ne se sont envolés que vers 17h alors que le soleil aillait se coucher...

Pendant près de deux heures nous les avons cherchés, scrutant le moindre oiseau en vol et c'est au sol, bien camouflé et "calfeutré" dans les hautes herbes, que nous avons découvert notre premier Hibou des marais.

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Le Hibou des marais est un rapace de taille moyenne, au plumage brun chamoisé avec des stries sombres, qui lui procure un excellent camouflage au milieu des friches qui lui servent de dortoir.

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Les mâles sont plus clairs que les femelles. Les yeux jaunes cerclés de noir sont placés au cœur de deux disques faciaux blanchâtres ou blanc chamoisé, eux-mêmes teintés de brun. La tête apparaît ronde sans touffes aux oreilles où l'on distingue juste une petite zone huppée.

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 Les deux Hiboux que nous avions repérés au sol, paraissaient très calmes, continuant tranquillement leur sieste, face au soleil et dos au vent protégé par les hautes herbes.

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Le plus dur était fait et il ne nous restait plus qu'à attendre leur envol pour aller chasser. Comme il était hors de question de les effrayer pour provoquer cet envol, nous avons sagement attendu leur bon vouloir, pour faire quelques clichés des Hiboux en vol, malgré des conditions de lumière et de distance devenues limites.

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Le Hibou des marais est friand de petits mammifères, qu'il repère en volant silencieusement à un ou deux mètres au dessus de la végétation avant de s'abattre, d'un revers d'aile sur la proie localisée.

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Dans le soleil couchant, nous avons brièvement assisté à un dernier ballet qui à lui seul valait le déplacement.

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Puis sans un dernier regard ni regret, nous laissant transis de froid,

le Hibou des marais nous a tourné le dos,

nous signifiant ainsi qu'il était l'heure de retourner chez nous.

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Un grand merci à Christian et à Claude qui sont les auteurs des photos du Hibou des marais en vol.

C'était une bien belle journée. Qu'en pensez-vous ?

Merci d'avance pour vos commentaires et à bientôt.

 

 

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30 décembre 2016

FARNIENTE DE MAI EN BAIE D'AUTHIE

Lors de notre séjour, début mai, en Baie de Somme, mon épouse voulait à tout prix voir des phoques. Pour ce faire, nous nous sommes rendus à Berck-sur-mer, sur les digues qui longent le cours de l'Authie, à l'entrée de la Baie du même nom. 

A marée basse, c'est l'un des lieux  privilégiés pour observer les Phoques gris et les Phoques veaux marins.

A notre arrivée, une soixantaine de Phoques se reposait sur les bancs de sable qui font face à la jetée.

Une partie de la colonie:

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Quelques individus:

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un bienheureux:

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Les phoques se reposent hors de l’eau, à marée basse, sur ces reposoirs pour reprendre des forces et selon les périodes, pour mettre bas et allaiter les petits ou pour muer.

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Le phoque appartient à la famille des pinnipèdes car il possède des pieds en forme de nageoires munies de griffes, qui leur permettent de sortir de l'eau et de se déplacer sur le sable.

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 Si deux espèces de Phoques cohabitent dans la Baie d'Authie, le Veau marin (le plus répandu) et le Phoque gris; nous n'avons pas su (et pas pu) les différencier.

Nous nous sommes contentés de leur tirer leur portrait et de profiter de leurs facéties.

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Je me bidonne...

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et me bidonne, en voyant ces bipèdes en face de nous avec leurs appareils photos.

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A se tordre de rire...

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Finalement, elle est pas belle la vie...de Phoque

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Farniente à volonté dans cette Baie d'Authie qui cache d'autres trésors pour le photographe.

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Merci d'avance pour vos commentaires et à bientôt.

 

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29 décembre 2016

BERGERONNETTES DES RUISSEAUX

En ce matin frisquet de début septembre,

alors que Martin faisait le guet à l'étage supérieur,

trois BERGERONNETTES des ruisseaux évoluaient au ras de l'eau

en exhibant leur plumage de perles de ... brume.

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Après dissipation du brouillard,

les Bergeronnettes ont retrouvé des couleurs

et la bonne humeur.

La preuve : l'une d'elles chantait...

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Un oiseau gracieux et élégant qu'il n'est pas très courant de rencontrer.

 

Merci d'avance pour vos commentaires.

A bientôt.

 

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UN MARTIN PÊCHEUR DANS LE BROUILLARD

C'était un matin de début septembre,

dans le brouillard que le soleil avait du mal à percer,

Martin est venu inspecté ses "filets de pêche"...ambiance.

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Une fois le brouillard dissipé,

Martin s'est posé sur ses postes de guet,

pour une séance de portraits.

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Cette rencontre avec Martin m'avait redonné du baume au coeur suite aux crues du printemps, quand je relatais sur ma page Facebook:

Un tour hier après-midi (08/06), entre deux orages, sur les bords de ma petite rivière préférée. Depuis 4 ans un couple de Martins élevait 2 à 3 nichées par an, dans une motte de terre et de racines de 3m de diamètre, dressée à la verticale et perpendiculaire à la rivière. Cette motte représentait la base d'un gros arbre (+ 1m de diamètre) qui était planté tout au bord de l'eau et qui avait été renversé sur la berge, par une tempête il y a quelques années. Le tronc avait été coupé à 4m, pour laissé le passage aux pêcheurs. Ma petite rivière préférée vient de lui redonner une seconde vie. Suite aux crues incessantes de ces 10 derniers jours, elle a réalisé l'exploit de remettre debout ce mastodonte d'arbre, qui trône maintenant droit comme un "i", au milieu de son lit. Pour mes Martins tout est foutu, la dernière couvée a certainement été écrasée lors du basculement de la motte qui est complètement submergée par l'eau en ayant retrouvé sa position initiale. Charge à eux de trouver une nouvelle paroi ou refuge, pour continuer leur vie de flèche bleue. Pour le photographe aussi tout est à refaire.....

Une dernière photo du Martin de ma petite rivière préférée, qui n'est pas si calme qu'elle en avait l'air.

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Du pain sur la planche pour les retrouver en 2017...

Merci pour vos commentaires et à bientôt.

 

 

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28 décembre 2016

UNE TRISTE ANNEE 2016 POUR "MES" CINCLES PLONGEURS

Pourtant tout se présentait bien en mars dernier, lors de mes premiers repérages sur les cours d'eau fréquentés par les CINCLES PLONGEURS.

Sur chacun des anciens sites de nidification, j'ai eu le plaisir de retrouver le costume chocolat avec son plastron blanc du "Merle d'eau", le seul passereau amphibie d'Europe.

Le Cincle du ruisseau:

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Le Cincle de la rivière

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Tout semblait aller pour le mieux au pied de la cascade du ruisseau, où le Cincle plongeait dans les tourbillons pour explorer les fonds, à la recherche de larves et autres insectes aquatiques.

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Mais fin avril, plus de signe de vie du Cincle du ruisseau. Il avait disparu. Il faut relever que les eaux du cours d'eau étaient devenues très boueuses et tumultueuses, au fur et à mesure de ce printemps pourri. Je suis revenu plusieurs fois sur les lieux au courant de l'été, espérant une seconde nichée, mais plus de trace du Cincle sur une grande longueur du ruisseau.

Sur la rivière, par contre, la vie était apparue. Le couple de Cincles avait construit un nid près d'un déversoir et, dès début avril, le nourrissage commençait.

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Les Cincles plongeaient en amont du nid et revenaient à un rythme régulier, le bec débordant de "friandises"

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Il leur arrivait même de faire leurs emplettes devant ma tente-affût.

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Le nid de mousse me paraissait dangereusement placé près de la chute d'eau

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et les crues du moi de mai ont eu raison de ce havre de paix qui aurait pu accueillir une seconde nichée.

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Le nid avait été arraché par la montée des eaux.

Comme les jeunes Cincles apprennent à nager avant d'apprendre à voler, peut-être ont-ils réussi à se sauver ?

Sur cette rivière, le Cincle est toujours présent comme l'atteste son mélodieux chant, régulièrement entendu par la suite.

Sur le ruisseau, les eaux sont redevenues claires et semblent propres, conditions sine qua non pour accueillir le Cincle plongeur.

Il faudra attendre le printemps prochain pour le savoir !

 

Merci d'avance pour vos commentaires.

A bientôt.

 

 

 

 

 

13 novembre 2016

EN AUTOMNE, DU BEAU MONDE AUTOUR DE NOS ETANGS: (2) LA BECASSINE DES MARAIS

Suite de la série sur la fréquentation de nos étangs en automne commencée il y a une semaine, avec ma belle rencontre avec les Pluviers argentés.

Je resitue les conditions: on est fin septembre, sur les bords d'un petit étang lorrain au niveau d'eau bien bas. J'ai fait deux sorties de 6h chacune, l'une en solitaire et l'autre avec deux amis, en installant ma tente-affût dans les roseaux, au plus près de la vasière bien découverte. Opération réussie sans trop de dérangement, avec près de 2000 clichés à la clé, dont quelques uns d'espèces que je n'avais encore jamais photographiées ou observées (des coches). CLIQUEZ SUR LES PHOTOS POUR LES AGRANDIR .

La BECASSINE DES MARAIS, ne m'est pourtant pas une inconnue, pour l'avoir aperçue de loin, sur certains sites qu'elle affectionne, mais sans jamais pouvoir lui tirer convenablement le portrait.

La présente rencontre a commencé avec l'arrivée de quatre Bécassines sur la rive opposée.

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La Bécassine des marais est un limicole de taille moyenne, a la silhouette assez fine, au plumage brun foncé nettement marqué de lignes claires et de taches brunes, chamois, ocres et noires. Sur la tête, la calotte est brun foncé avec des bandes claires très évidentes. Le sourcil est chamois. Les joues et les couvertures auriculaires sont barrées de brun foncé. Elle possède un très long bec droit qui la caractérise.

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Après les avoir repérées, j'ai suivi leur activité pendant ces quelques heures d'affût.

Dans un premier temps, les Bécassines prospectaient, à l'instar des autres espèces, dans les eaux boueuses et peu profondes, du bord de l'étang.

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La Bécassine des marais se nourrit d'invertébrés, d’insectes, de larves, de vers de terre, de petits crustacés, d'escargots et d’araignées, sondant ou picorant la nourriture sur ou dans le sol.

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L'extrémité flexible de son long bec lui permet de "sentir" la proie

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tout en sondant la boue.

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Après le repas vient la sieste mais pas question de s'exposer les pattes dans l'eau, à la vue de n'importe quel prédateur.

Les Bécassines se déplacent sur la terre un peu plus ferme pour trouver refuge,

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où, comme les autres petits limicoles qui les entourent, elles profitent de leur mimétisme pour se reposer.

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Deux Bécassines et des Bécasseaux au repos.

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La sieste est de courte durée et la vigilance est toujours de mise. Le danger venant du ciel semble être le plus redouté.

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alors autant aller reprendre des forces

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au bord de l'eau.

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Moins de 100 couples sont nicheurs en France, principalement dans le Massif Central et les régions Bourgogne et Franche-Comté. Par contre de nombreux migrateurs originaires du Nord et de l'Est de l'Europe, hivernent en France d'octobre à mars et avec un peu de chance et de patience, ce petit ballet de Bécassines peut également s'offrir à vous.

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Les populations de la Bécassine des marais ont décliné à cause du drainage des zones humides, la construction de canaux, l'agriculture intensive ou l'urbanisation à proximité de son habitat. La chasse contribue toujours à diminuer sa population.

Cependant, les effectifs sont stables et cette espèce n’est pas menacée actuellement.

Une belle rencontre que j'ai pris plaisir à partager avec vous. Un commentaire ?

Merci pour votre visite et à bientôt pour d'autres limicoles.

06 novembre 2016

EN AUTOMNE, DU BEAU MONDE AUTOUR DE NOS ETANGS: (1) LE PLUVIER ARGENTE

Dans le Parc Naturel Régional de Lorraine, les étangs sont légion et très fréquentés par les touristes en période estivale. A la fin de l'été, les vacanciers sont remplacés, sur de nombreux plans d'eau, par les oiseaux migrateurs qui s'arrêtent quelques jours, pour se reposer et reprendre des forces, avant leur envol vers leurs quartiers d'hiver.

Je me suis rendu sur les bords d'un de ces étangs dans les derniers jours de septembre. Le niveau de l'eau était bas, les berges du fond de l'étang étaient découvertes et propices à accueillir échassiers, canards et limicoles:

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Pour faire des photos dans de bonnes conditions, il fallait m'approcher en traversant le plus discrètement possible la roselière et en installant ma tente-affût au plus près de cette vasière bien découverte. Opération réussie sans trop de dérangement. Une première sortie en solitaire de 6h, puis une seconde de même durée, avec deux amis, m'ont permis de faire près de 2000 clichés et de découvrir quelques espèces, que je n'avais encore jamais photographiées ou observées (des coches).

Au travers de quelques messages, je vais vous les présenter.

L'oiseau le plus rare rencontré le premier jour sur les bords de l'étang, se nomme le

PLUVIER ARGENTE

Quatre individus étaient présents ce jour-là au sein d'une bande de Vanneaux huppés qui squattait la berge d'en face.

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  Le Pluvier argenté est un limicole au corps puissant, avec une grosse tête et un bec fort, qui en font le plus grand des Pluviers.

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En plumage hivernal, tel qu'il était là, le Pluvier présente un dessus moucheté noir-brun avec de petites stries brun doré et blanchâtres. Le dessous est clair, presque blanc, parcouru également de stries grisâtre-brun. Un léger sourcil blanc passe au-dessus de l'oeil et le bec et les pattes sont noirs.

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Le Pluvier argenté niche dans les zones arctiques depuis l'est de la Mer Blanche jusqu'au Détroit de Béring en Russie ou du nord de l'Alaska jusqu'à la Terre de Baffin en Amérique du Nord. C'est un oiseau des terres polaires et de la toundra, qui descend en hiver sur presque tout le littoral Manche-Atlantique, en faisant étape, à l'instar de ces quatre individus, sur les plans d'eaux de l'intérieur des terres, comme ce petit étang lorrain.

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Si le Pluvier argenté se nourrit beaucoup la nuit, d'où une plus grande inactivité le jour (bouge très peu de place), il consomme généralement des insectes et des vers aquatiques, qu'il capture dans la vase et le sable

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ou dans une eau peu profonde.

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Il semblerait que les Pluviers, en règle générale, sont entrain de changer leur trajet de migration pour éviter les chasseurs, d'où leur passage dans nos contrées, où ils se joignent aux autres limicoles, dans de grands dortoirs, pour passer la nuit. Le Pluvier est connu pour un certain manque de vigilance mais je puis vous assurer qu'il s'est toujours tenu à bonne distance de ma tente, contrairement à d'autres Gravelots et Bécasseaux et que plus d'une fois, il semblait inquiet en voyant planer un rapace (une buse) dans le ciel.

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 Cependant, les populations du pluvier argenté ne sont pas menacées actuellement;

alors reposez-vous bien avant de repartir sous des cieux plus cléments.

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Lors de ma seconde sortie, les Pluviers argentés avaient disparu et je mesure maintenant la chance que j'ai eu de les rencontrer !

Merci d'avance pour votre éventuel commentaire.

A bientôt avec d'autres occupants de nos étangs!