Frissons Nature Photo

26 juillet 2021

Une rareté dans la Région Nord - Est: Le HÉRON GARDE - BOEUFS

Hier en soirée, depuis mon balcon, j'ai assisté (gratuitement) à un "tournoi de football" un peu particulier. Il se déroulait sur l'ancien terrain d'entraînement de Garche (57), qui était en partie inondé après les pluies d'orage du week-end.
Il opposait une douzaine de Cigognes blanches -échassier mascotte du village qui a encore accueilli, une quarantaine d'individus cette année -
à une quinzaine de Hérons Garde- bœufs, échassier extrêmement rare  en Moselle et surtout en Moselle du Nord
et à une quinzaine d' Aigrettes garzettes, échassier très peu commun non plus sous nos latitudes. 
 Les quelques photos que je vais vous présenter sont de piètre qualité (lumière et distance), mais elles témoignent de la présence de ces espèces.
L'échauffement collectif sur le terrain de foot:

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L'équipe des Cigognes locales:

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Les équipes visiteuses;

Les Hérons Garde-Bœufs, reconnaissables à leur plumage blanc qui arbore des plumes orangées sur la tête, le dos et la poitrine. Le bec est jaune et les pattes sont rougeâtres.

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Les Aigrettes garzettes, au plumage blanc immaculé, au bec noir bien élancé et aux longues pattes noires.

Elles préféraient la compagnie des Hérons qui sont de même taille qu'elles, plutôt que celle des Cigognes qui semblent de plus en plus régner en maître dans le secteur.

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 Au bout d'un moment, les Cigognes ont déclaré forfait et se sont envolées vers leurs nids, les unes après les autres; au grand étonnement des équipes visiteuses.

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Ces dernières ont encore bien profité du terrain qui venait de se libérer:

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Avant de s'envoler en un seul groupe

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devant l'orage qui menaçait à nouveau:

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De par leur rareté, j'ai signalé ces observations à Faune Lorraine et à la LPO locale.
En espérant les revoir un de ces jours ...
Merci pour votre visite et
A bientôt.
 

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12 juillet 2021

LE BUSARD CENDRÉ.

Avec la rencontre de quatre Busards cendrés, j'ai à nouveau réalisé un vieux rêve et peut-être contribué à sauvegarder un peu cette espèce menacée, en signalant leur présence à la Ligue de Protection des Oiseaux.

C'est en circulant sur une petite route de campagne, au milieu de vastes champs de céréales, que j'ai aperçu un grand rapace clair qui tournoyait au dessus des blés. Au premier chemin de traverse, je m'arrête et dès ma sortie de la voiture, j'entends des cris de rapaces. Je découvre, pas trop loin de moi, quatre individus qui chassaient.  C'étaient des Busards cendrés. 

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Le Busard cendré est le plus élancé et le plus léger des Busards de nos régions. Volant bas dans les airs avec un mouvement de roulis perpétuel, le Busard cendré semble être en apesanteur, tant son corps gracile paraît léger avec ses longues ailes relevées. 

Avec la plus faible charge alaire de tous les rapaces, seulement 0,2 g par cm², le Busard cendré est un virtuose de l'acrobatie, qui exécute de longues glissades qui se terminent par une chute en vrille piquée avant de planer à 2 - 3 mètres au dessus des céréales.

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  Le mâle possède un plumage gris cendré, le bout des ailes noires ainsi qu’un trait noir sur le dessus de chaque aile. Quant à la femelle, son plumage est brun sur le dessus, brun foncé sur le dessous et son croupion est blanc.

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Le Busard cendré chasse en survolant inlassablement, à très basse altitude et en longues glissades silencieuses, les champs et les fossés . Le succès de sa traque dépend essentiellement de son aptitude à surprendre sa proie, qu'il ne poursuit pas mais sur laquelle il se laisse littéralement tomber. Le régime alimentaire du Busard cendré est composé principalement de petits rongeurs, et en particulier du Campagnol des champs, ennemi juré de l'agriculteur céréalier.

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C'est un rapace migrateur qui arrive chez nous en avril et qui repart en août-septembre, vers le sud du Sahara.

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Le problème avec le Busard cendré, c'est qu'il installe son nid au sol et de préférence au milieu des champs de céréales, et entre la ponte des œufs et le jour où les oiseaux quittent le nid, les agriculteurs devront moissonner leurs champs et du haut de leurs engins, ils ne peuvent pas voir les nids et ceux-ci sont condamnés, si rien n’est fait pour les localiser au préalable. La LPO organise depuis des années et tous les ans des campagnes de protection des Busards cendrés en demandant à des bénévoles de parcourir la campagne pour repérer les couples, trouver les nids, et les protéger des destructions (moissons, fauches, ensilages…) avec l’aide des agriculteurs, dont la majorité joue le jeu et dont environ sept sur dix sont même vraiment mobilisés.

Busard cendré avec sa proie:

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Scènes de vol:

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Si dans les prochains jours, lors d'une balade à travers champs, vous remarquez un grand voilier gris cendré survoler un champ de céréales, donnez lui un petit coup de pouce en signalant sa présence et sa localisation à la LPO.

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Tel a été mon cas !

Merci pour votre visite et à bientôt.

 

 

 

 

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20 juin 2021

LE HIBOU MOYEN DUC - Nouvelle famille -

Il m'a fallu plus de dix ans pour pouvoir photographier mon premier Hibou Moyen Duc. C'était il y a un mois, avec la rencontre d'un adulte et d'un poussin fraichement sorti du nid.

Un mois plus tard, autre endroit. Cette fois-ci, avec mes fidèles amis, nous sommes allés à la rencontre d'une nouvelle famille.

Il faisait encore chaud en cette fin de journée et nos Hiboux devaient se trouver dans un grand bosquet. Encore fallait-il les trouver !

Mais rien n'échappe à l'oeil expert d'un de mes amis et voila deux individus de repérés:

Le plus facile à trouver:

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Le plus jeune , bien dissimulé pour dormir:

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A quelques mêtres de nous, un troisième rapace - adulte-  bien camouflé, monte la garde:

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Au bout d'une heure, nous découvrons deux autres membres de la famille, cachés dans le même arbre:

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Avant qu'ils ne s'envolent vers les arbres voisins, appelés par un sixième individu qui devait être un adulte, nous avons réalisé quelques photos que je me fais un plaisir de partager ici:

Gros plan:

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Pas content:

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Au soleil couchant:

 

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Une dernière approche:

 

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Pour se faire tirer le portrait:

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Avant l'envol général:

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Prochain rendez-vous avec le Hibou Moyen Duc ? Il faudra revenir en hiver quand ils se regrouperont pour fréquenter ce type de bosquet qui leur servira de dortoir !

Merci pour votre visite et à bientôt !

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14 mai 2021

LE HIBOU MOYEN DUC

Enfin une rencontre avec le "Hibou moyen duc".

Difficile de le trouver, car ce rapace nocturne passe sa journée à dormir dans un arbre. Son plumage brun-jaune avec des dessins foncés rappelant l’écorce, lui offre un excellent camouflage. Il est reconnaissable à ses deux grandes aigrettes érectiles de plumes, ses yeux orangés et sa taille relativement modeste en comparaison de celle de la Chouette hulotte.

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Le Hibou moyen-duc a besoin de surfaces dégagées  (prairies, cultures, pelouses, friches ...) pour se nourrir et d'un support arboré pour nicher. Il se nourrit principalement de micromammifères et, en quantité limitée, de petits passereaux, qu'il chasse la nuit en utilisant son excellente vue et son ouïe. La plupart des proies sont capturées sur le sol, ou dans la végétation. 

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Un portrait en gros plan:

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La renccontre avec le Hibou moyen duc est souvent facilitée, à cette période de l'année, par la découverte d'un nid, qui est fréquemment un ancien nid de corvidé.

La femelle y pond de 3 à 5 oeufs, qu'elle couve seule pendant quatre semaines. Elle ne quitte jamais les oeufs de jour et elle est ravitaillée par le mâle. A l'éclosion, les poussins sont  couverts d'un duvet blanc, qui deviendra gris au bout de quinze jours. Ils quittent le nid avant de savoir voler, vers la troisième semaine, et resteront aux alentours, cachés dans les branchages et sous la surveillance d'un des adultes, qui les nourriront dès la tombée du jour. 

Poussin avec son plumage gris, caché dans un conifère près du nid qu'il venait de quitter.

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Dans six semaines, son plumage sera complet et il prendra son envol définitif.  

Une très belle rencontre avec un rapace commun mais ô combien discret !

Merci pour votre visite et votre éventuel commentaire.

A bientôt.

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15 novembre 2020

LE GUEPIER D'EUROPE

Depuis des années, je voulais photographier le Guêpier d'Europe, l'un des oiseaux les plus colorés de France qui a ses habitudes dans la moitié Sud ou le Grand Centre de notre beau pays. La Moselle du nord n'est pas encore assez "chaude" pour qu'il vienne y nicher, bien qu'avec le réchauffement climatique, ça ne saurait tarder !

Le Guêpier d’Europe est un très bel oiseau, de la taille d’un Merle, mais avec un plumage aux couleurs chatoyantes, tel un arc-en-ciel. 

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 Cet oiseau vient nicher en France en été. Il s'y reproduit avant de repartir pour l’Afrique du Sud vers la fin août / début septembre. Le Guêpier nidifie habituellement en colonies d'une bonne vingtaine d'individus, dans des galeries creusées dans les talus, berges ou falaises d'éboulis, situés de préférence en bordure d'un cours d'eau.

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Il creuse son terrier avec son bec, sur une longueur souterraine de 1 à 2 mètres; déplaçant ainsi près de 10kg de terre !

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Si son vol est comparable à celui de l'Hirondelle, le Guépier a besoin de perchoirs (branches, fils ou poteaux) pour se toiletter, y parader et s'accoupler, et surtout pour y guetter ses proies.

En groupe: 

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Seul sur un fil:

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L'origine de son nom doit être lié à son régime alimentaire. Le Guêpier d’Europe est un oiseau insectivore. Il se nourrit en priorité d’Hyménoptères tels qu’abeilles, guêpes et frelons, mais aussi d’autres insectes tels que des cigales, des libellules, des papillons, des criquets, des sauterelles ou autres hannetons…

Il chasse en vol, depuis un perchoir exposé d’où il s’élance à la poursuite de sa proie.

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Une fois l’insecte attrapé, le Guêpier retourne à son perchoir sur lequel il va frapper sa proie contre la branche sur laquelle il s'est posé, pour la ramollir ou pour extraire son venin. Il pourrait consommer jusqu’à 250 abeilles par jour!

Une libellule au menu:

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L'espèce est menacée, que ce soit en Afrique, ou il est chassé en tant que parasite, ou en Europe par l'usage des pesticides qui déciment les populations d'insectes, mais aussi par la destruction des sites de nidification et autres dérangements humains.

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C'est un magnifique oiseau que tout le monde aimerait photographier et j'ai eu la chance et le bonheur de réaliser ce rêve avec mes amis, Christian et Claude, en mai 2019.

Merci pour votre visite et votre éventuel commentaire.

A bientôt.

 

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10 mars 2020

Auprès de son arbre le couple vivait heureux...

En voyant ce couple de Chouettes Chevêches, Georges Brassens aurait certainement chanté:

Auprès de son arbre il vivait heureux
Il n'aurait jamais dû s'éloigner de son arbre
Auprès de son arbre il vivait heureux
Il n'aurait jamais dû le quitter des yeux.

J'ai découvert hier matin que ce fameux arbre auquel je fais référence avait disparu, certainement emporté par la tempête ou abattu par l'homme...

Je l'avais trouvé en juillet 2016, quand j'ai emprunté en voiture, un chemin de campagne qui descendait, entre deux parcs à vaches, vers des champs où je voulais rechercher Tariers et Pies Grièches. Avant de m'y engager, je m'étais rapidement renseigné sur sa praticabilité auprès d'un "vieux" monsieur du village plus haut. C'est lui qui m'a demandé: "Vous venez voir les "Hiboux" et m'a appris qu'un couple vivait dans un arbre presque mort au bord du chemin.

 Ni une, ni deux, je me suis mis en route et j'ai croisé ce vieil arbre, à trois mètres du bord du chemin, dont la face tournée vers moi, présentait trois trous susceptibles d'être occupés.

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En repassant deux heures plus tard devant cet arbre, je m'y suis arrêté sans quitter le véhicule; et j'ai constaté qu'un des trous avait disparu et à sa place, une petite tête ronde et aplatie, avec de grands yeux jaunes dorés qui m'observaient. Je venais de découvrir une nouvelle loge d'un couple de Chouettes Chevêches, également appelées Chevêches d'Athéna. Le prélude à quelques séances de photos, toutes prises à partir de la voiture dont voila un résumé.

L'année 2016:

Comme la voiture offrait une grande proximité qui ne perturbait pas trop l'oiseau (il ne fallait pas trop bouger ni sortir de la voiture), j'ai fait plusieurs portraits:

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En août 2016, apparition d'un jeune:

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qui pour être nourri, demandait des déplacements incessants de l'adulte

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Il ne revint jamais bredouille

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pour le plus grand plaisir du jeune qui repart se percher dans l'arbre, avec un énorme ver de terre dans le bec

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Quelques instants de repos bien mérité.

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Les années 2017 et 2018 furent blanches par manque de présence et de patience de ma part, mais également d'absence manifeste du couple.

J'avais cru que les petites Chouettes avaient changé de secteur.

C'est tout à fait par hasard et sans grande conviction, que je suis repassé en juillet 2019, en pleine canicule.

J'ai trouvé un arbre desséché et pour cause, qui tenait à peine debout. Le temps d'aller faire demi-tour au bout du chemin, qu'elle ne fut pas ma surprise de découvrir un adulte perché au sommet des branches mortes, en plein soleil.

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Il fut bientôt rejoint par un autre adulte

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Qui n'a pas tardé à disparaître dans un trou situé sur l'autre coté de l'arbre

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Seraient-elles encore en train de nicher en ce début juillet, perturbées par la canicule.

Pour en avoir le coeur net, je suis revenu sur les lieux trois jours plus tard. Le couple était bien au rendez-vous, dissimulé en partie dans les branches mortes.

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Elles montaient manifestement la garde

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Avant que l'une d'elles ne descende d'un étage

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pour se glisser discrètement dans ce fameux trou que j'avais deviné trois jours plus tôt.

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Rassuré de savoir qu'elles pouvaient encore nicher, je ne suis pas revenu avant fin août et là j'ai trouvé place vide.

La canicule a-t-elle eu raison de la nichée ?

En ce début d'année 2020, je me suis donc rendu dans ce petit chemin et comme je le craignais, le vieil arbre a disparu. J'espère qu'il est tombé à bout de force, sous les coups de boutoir d'une tempête plutôt que sous les crocs d'une tronçonneuse...

Encore un gîte pour Chouettes Chevêches en moins !

Merci d'être allé au bout de ce récit que je tenais à partager.

A bientôt.

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28 février 2020

LES GRUES CENDRÉES DE GARCHE.

Des centaines et des centaines de Grues cendrées survolent depuis quelques semaines le nord - est de la Moselle, en route vers l'Europe du Nord et l'Europe Centrale.

Avant de voir ces migratrices au long cours, on entend souvent leurs cris claironnants et audibles de loin. En levant la tête, on pourra observer une formation volant en V et souvent à assez haute altitude. Actuellement elles devraient annoncer le printemps... 

Il est plus rare de les voir au sol et pourtant dimanche dernier, à l'heure du petit déjeuner, une cinquantaine de Grues stationnaient derrière chez moi, dans les immenses champs encore en partie inondés qui bordent la Moselle.

Ni une, ni deux et malgré la distance, j'ai enfin pu ressortir mon matériel photo et profiter du spectacle depuis ma terrasse.

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Elles ont certainement passé une partie de la nuit dans ce champs pour se reposer et s'alimenter.

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même accompagnées par des Bernaches du Canada qui profitent régulièrement des grandes flaques d'eau qui inondent les champs.

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Pendant près d'une heure, elles n'ont pas arrêté de se déplacer mais toujours en groupe.

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Certaines ont déjà esquissé quelques pas de parade nuptiale, pour s'entrainer avant le retour au bercail.

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Tout en paraissant calmes, elles restaient néanmoins très attentives au moindre bruit suspect comme ici lors du passage d'une péniche sur la Moselle toute proche; elles se sont placées d'instinct face au vent, prêtes à décoller

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L'approche d'un groupe de promeneurs peu discrets, a incité les premières à s'élancer

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et en quelques secondes, toute la troupe était en l'air

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et après un virage serré

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elles se sont mises en ligne par petits groupes

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pour prendre la direction du Nord - Est où elles passeront la belle saison.

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Nous vous souhaitons un bon voyage et attendrons, comme tous les ans, votre retour en automne prochain.

Pour les initiés, la preuve aussi qu'à Garche, on ne voit pas que des Cigognes....

Merci pour votre passage et à bientôt.

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18 avril 2019

NAISSANCE CHEZ LES CINCLES PLONGEURS EN AVRIL 2019

Le Cincle plongeur, passereau de la taille d'un Merle ou d'un étourneau, est facilement reconnaissable à son large plastron blanc.

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C'est un oiseau étonnant qui fréquente généralement les eaux vives et pures des torrents de montagne. Il se laisse difficilement approcher, même si cette photo laisse à penser le contraire.

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Il passe sa vie au bord, dans et sous l'eau puisqu'il pratique avec maestria la plongée, la nage et la marche sous-marines et cela quelle que soit la force du courant.

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 Pour le trouver dans notre région, il faut le rechercher le long des rivières non polluées à débit rapide et présentant des cascades ou pierres apparentes qui accélèrent le courant.

Il y évolue toute l'année sans nous quitter, même en hiver par des froids rigoureux.

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Cette année encore, le couple de Cincles plongeurs,que je suis depuis plus de cinq ans, est resté fidèle au site de nidification. Le nid construit en boule est accroché aux pierres d'un pont, tout près d'une cascade qui le protège d'éventuels prédateurs.

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En ce début avril, le couple était déjà en train de nourrir la nouvelle nichée.

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Mais pour ne pas perturber la petite famille dans cette période de nourissage, le photographe doit rester le plus discret possible; surtout s'il veut comme en 2017 et 2018, saisir le moment magique de la première sortie des jeunes Cincles plongeurs.

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Malheureusement et pour diverses raisons, c'est le photographe qui raté ce rendez-vous.

Charge à lui d'être présent au bon endroit et au bon moment en avril 2020, pour vivre ces moments de vraie Nature.

Merci pour votre visite et votre éventuel commentaire.

A bientôt.

 

 

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11 janvier 2019

TOUJOURS PRÉSENTES DANS LA RÉGION

Mi-novembre, mon ami Christian avait découvert une (ou plusieurs ?) Panure à moustahes qui nous semblait être de passage dans la région. Notre première sortie de l'année 2019 confirme plutôt, qu'en raison d'un hiver peu rigoureux jusqu'ici, les Panures se plaisent à stationner dans certaines de nos roselières.

En quelques photos, un résumé d'une belle rencontre:

Cette fois-ci, c'est un couple qui a évolué dans la roselière 

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Le mâle avec ses belles moustaches noires qui lui donnent un air sévère

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et la femelle qui semble être une petite boule de douceur

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L'activité principale consiste à se nourrir et les Panures sont friandes des petites graines des phragmites et autres roseaux.

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Dès que le soleil commence à poindre, les Panures entreprennent l'escalade des roseaux

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après avoir passé la nuit à l'abri dans les bas étages de cette végétation très touffue.

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Madame se réchauffe au soleil car la température reste frisquette.

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Monsieur commence les acrobaties

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imité par Madame qui est tout aussi vive et agile que lui, .

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mais il faut bien prendre des forces

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Un petit détail, le mâle est bagué et peut ainsi être suivi dans ses déplacements.

 

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Après l'effort le réconfort quand notre couple est redescendu à l'abri des roseaux

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pour se faire discrètement quelques papouilles qui n'ont pas échappées au photographe; mais on s'arrêtera là...

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Encore de beaux moments de vraie Nature que nous avons vécus en compagnie de ces belles Panures.

Merci pour votre visite et votre éventuel commentaire.

A bientôt.

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17 novembre 2018

ELLES SONT DE PASSAGE...

Mon ami Christian a fait de moi, un homme heureux. Vendredi dernier , il a eu la bonne idée de partir prospecter une roselière qui pourrait servir de refuge aux fameuses PANURES A MOUSTACHES, qui sont de passage migratoire dans notre région.

Bingo, il les a trouvées.

Ni une ni deux, il a partagé la bonne nouvelle et une sortie a été programmée lundi matin.

Pourtant je n'étais pas vraiment rassuré car la dernière fois que j'avais prévu d'aller photographier des Panures à moustaches, en février dernier, j'ai pris le chemin  des soins intensifs cardio, avec un gros pépin qui empeste encore et toujours ma vie. Alors pour cette sortie, je tendais le dos et miracle, tout s'est bien passé et surtout nous avons croisé nos Panures.

Qu'est ce qu' une Panure à moustaches ? Rien de mieux qu'une photo pour faire sa connaissance. 

Le mâle,est un peu plus corpulent qu'une Mésange charbonnière , avec sa  tête de couleur gris-bleu et sa remarquable moustache noire qui va du bec à la gorge. Cette moustache est d'autant plus impressionnante que les plumes qui la forment, s'écartent nettement des autres plumes. Le dos est brun-roux et la gorge tire pratiquement sur le blanc.

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 La femelle possède une tête brun ocré sans moustache. La gorge est blanc sale, les sous-caudales chamois. (photo prise en Baie de Somme en 2016)

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La Panure à moustaches a pour cri typique un « ping-ping » ou « tying-tying » métallique et nasillard, qui porte loin et qui trahit souvent sa présence, dans les roselières ou les phragmitaies denses et touffues où elle mène une vie discrète et cachée.

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La Panure à moustaches se nourrit principalement d’invertébrés, larves et chenilles, pendant la saison de reproduction. En automne et en hiver, elle consomme davantage de graines et de fibres végétales provenant des plantes sur lesquelles elle vit.

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C'est un oiseau remuant, en perpétuel mouvement, qui grimpe adroitement le long des hampes des roseaux ou se faufile entre elles comme une souris. 

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La Panure à moustaches est présente dans toute l'Europe, de la pointe de la Bretagne jusqu'à la mer Caspienne, mais compte-tenu de son habitat très spécifique, sonaire de distribution est très morcelée. Elle est surtout menacée par la destruction et la dégradation de son habitat exclusif : la phragmitaie.

 

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Un réel plaisir d'avoir pu observer et photographier cet oiseau remarquable, dont les individus qui nichent dans le nord de l'Europe, traversent notre région en octobre - novembre et repassent en février - mars.

Des occasions à ne pas rater ! 

Merci pour votre visite et votre éventuel commentaire et à bientôt.

Posté par danieltrinkwell à 19:18 - - Commentaires [24] - Permalien [#]
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