Frissons Nature Photo

13 novembre 2016

EN AUTOMNE, DU BEAU MONDE AUTOUR DE NOS ETANGS: (2) LA BECASSINE DES MARAIS

Suite de la série sur la fréquentation de nos étangs en automne commencée il y a une semaine, avec ma belle rencontre avec les Pluviers argentés.

Je resitue les conditions: on est fin septembre, sur les bords d'un petit étang lorrain au niveau d'eau bien bas. J'ai fait deux sorties de 6h chacune, l'une en solitaire et l'autre avec deux amis, en installant ma tente-affût dans les roseaux, au plus près de la vasière bien découverte. Opération réussie sans trop de dérangement, avec près de 2000 clichés à la clé, dont quelques uns d'espèces que je n'avais encore jamais photographiées ou observées (des coches). CLIQUEZ SUR LES PHOTOS POUR LES AGRANDIR .

La BECASSINE DES MARAIS, ne m'est pourtant pas une inconnue, pour l'avoir aperçue de loin, sur certains sites qu'elle affectionne, mais sans jamais pouvoir lui tirer convenablement le portrait.

La présente rencontre a commencé avec l'arrivée de quatre Bécassines sur la rive opposée.

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La Bécassine des marais est un limicole de taille moyenne, a la silhouette assez fine, au plumage brun foncé nettement marqué de lignes claires et de taches brunes, chamois, ocres et noires. Sur la tête, la calotte est brun foncé avec des bandes claires très évidentes. Le sourcil est chamois. Les joues et les couvertures auriculaires sont barrées de brun foncé. Elle possède un très long bec droit qui la caractérise.

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Après les avoir repérées, j'ai suivi leur activité pendant ces quelques heures d'affût.

Dans un premier temps, les Bécassines prospectaient, à l'instar des autres espèces, dans les eaux boueuses et peu profondes, du bord de l'étang.

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La Bécassine des marais se nourrit d'invertébrés, d’insectes, de larves, de vers de terre, de petits crustacés, d'escargots et d’araignées, sondant ou picorant la nourriture sur ou dans le sol.

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L'extrémité flexible de son long bec lui permet de "sentir" la proie

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tout en sondant la boue.

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Après le repas vient la sieste mais pas question de s'exposer les pattes dans l'eau, à la vue de n'importe quel prédateur.

Les Bécassines se déplacent sur la terre un peu plus ferme pour trouver refuge,

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où, comme les autres petits limicoles qui les entourent, elles profitent de leur mimétisme pour se reposer.

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Deux Bécassines et des Bécasseaux au repos.

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La sieste est de courte durée et la vigilance est toujours de mise. Le danger venant du ciel semble être le plus redouté.

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alors autant aller reprendre des forces

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au bord de l'eau.

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Moins de 100 couples sont nicheurs en France, principalement dans le Massif Central et les régions Bourgogne et Franche-Comté. Par contre de nombreux migrateurs originaires du Nord et de l'Est de l'Europe, hivernent en France d'octobre à mars et avec un peu de chance et de patience, ce petit ballet de Bécassines peut également s'offrir à vous.

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Les populations de la Bécassine des marais ont décliné à cause du drainage des zones humides, la construction de canaux, l'agriculture intensive ou l'urbanisation à proximité de son habitat. La chasse contribue toujours à diminuer sa population.

Cependant, les effectifs sont stables et cette espèce n’est pas menacée actuellement.

Une belle rencontre que j'ai pris plaisir à partager avec vous. Un commentaire ?

Merci pour votre visite et à bientôt pour d'autres limicoles.


06 novembre 2016

EN AUTOMNE, DU BEAU MONDE AUTOUR DE NOS ETANGS: (1) LE PLUVIER ARGENTE

Dans le Parc Naturel Régional de Lorraine, les étangs sont légion et très fréquentés par les touristes en période estivale. A la fin de l'été, les vacanciers sont remplacés, sur de nombreux plans d'eau, par les oiseaux migrateurs qui s'arrêtent quelques jours, pour se reposer et reprendre des forces, avant leur envol vers leurs quartiers d'hiver.

Je me suis rendu sur les bords d'un de ces étangs dans les derniers jours de septembre. Le niveau de l'eau était bas, les berges du fond de l'étang étaient découvertes et propices à accueillir échassiers, canards et limicoles:

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Pour faire des photos dans de bonnes conditions, il fallait m'approcher en traversant le plus discrètement possible la roselière et en installant ma tente-affût au plus près de cette vasière bien découverte. Opération réussie sans trop de dérangement. Une première sortie en solitaire de 6h, puis une seconde de même durée, avec deux amis, m'ont permis de faire près de 2000 clichés et de découvrir quelques espèces, que je n'avais encore jamais photographiées ou observées (des coches).

Au travers de quelques messages, je vais vous les présenter.

L'oiseau le plus rare rencontré le premier jour sur les bords de l'étang, se nomme le

PLUVIER ARGENTE

Quatre individus étaient présents ce jour-là au sein d'une bande de Vanneaux huppés qui squattait la berge d'en face.

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  Le Pluvier argenté est un limicole au corps puissant, avec une grosse tête et un bec fort, qui en font le plus grand des Pluviers.

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En plumage hivernal, tel qu'il était là, le Pluvier présente un dessus moucheté noir-brun avec de petites stries brun doré et blanchâtres. Le dessous est clair, presque blanc, parcouru également de stries grisâtre-brun. Un léger sourcil blanc passe au-dessus de l'oeil et le bec et les pattes sont noirs.

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Le Pluvier argenté niche dans les zones arctiques depuis l'est de la Mer Blanche jusqu'au Détroit de Béring en Russie ou du nord de l'Alaska jusqu'à la Terre de Baffin en Amérique du Nord. C'est un oiseau des terres polaires et de la toundra, qui descend en hiver sur presque tout le littoral Manche-Atlantique, en faisant étape, à l'instar de ces quatre individus, sur les plans d'eaux de l'intérieur des terres, comme ce petit étang lorrain.

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Si le Pluvier argenté se nourrit beaucoup la nuit, d'où une plus grande inactivité le jour (bouge très peu de place), il consomme généralement des insectes et des vers aquatiques, qu'il capture dans la vase et le sable

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ou dans une eau peu profonde.

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Il semblerait que les Pluviers, en règle générale, sont entrain de changer leur trajet de migration pour éviter les chasseurs, d'où leur passage dans nos contrées, où ils se joignent aux autres limicoles, dans de grands dortoirs, pour passer la nuit. Le Pluvier est connu pour un certain manque de vigilance mais je puis vous assurer qu'il s'est toujours tenu à bonne distance de ma tente, contrairement à d'autres Gravelots et Bécasseaux et que plus d'une fois, il semblait inquiet en voyant planer un rapace (une buse) dans le ciel.

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 Cependant, les populations du pluvier argenté ne sont pas menacées actuellement;

alors reposez-vous bien avant de repartir sous des cieux plus cléments.

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Lors de ma seconde sortie, les Pluviers argentés avaient disparu et je mesure maintenant la chance que j'ai eu de les rencontrer !

Merci d'avance pour votre éventuel commentaire.

A bientôt avec d'autres occupants de nos étangs!

 

29 octobre 2016

LA TROP RARE CIGOGNE NOIRE

Jusqu'à présent c'était une silhouette qui planait dans les ascendances thermiques  au dessus de certaines forêts de ma chère Moselle ou du Luxembourg voisin.

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 Moins connue que sa cousine blanche qui se répand de plus en plus en Lorraine, la CIGOGNE NOIRE fréquente les forêts profondes plantées de vieux arbres et proches de zones humides, pour y mener à bien sa reproduction. Si vous avez la chance de découvrir un tel lieu; une seule consigne:

DÉFENSE DE DÉRANGER.

L'espèce est très discrète et très farouche et tout dérangement sur le site de reproduction peut provoquer l'abandon du nid par les parents.

 Comme elle migre et traverse chaque année l'Europe du Sud pour aller passer les mois d'hiver au chaud en Afrique et que le pic migratoire est observé à la mi-septembre sur les grands lacs champenois; j'ai profité de l'occasion pour aller y faire mes premières photos de la Cigogne noire.

Pour la trouver, il faut rechercher des zones tranquilles, loin de l'agitation humaine dans les anses retirées du Lac du Temple notamment. Mêlées aux Hérons, Grandes Aigrettes, limicoles et autres canards, trois Cigognes noires se nourrissaient ce matin là sur les berges envasées.

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La Cigogne noire est avant tout piscivore et elle capture ses proies en se déplaçant dans les eaux peu profondes. Comme le niveau d'eau des lacs est très bas à cette époque de l'année, la zone de pêche est éloignée pour le photographe qui se retrouverait vite à découvert s'il quittait l'abri de la forêt. Il faut ainsi se contenter de prises de vue lointaines et de qualité moyenne. Mais peu importe pour une occasion si rare !

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Avec un peu de patience et d'immobilisme, j'ai pourtant eu la chance de voir se rapprocher celle que j'étais venu chercher.

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Comme il n'y a pas de dimorphisme sexuel entre le mâle et la femelle, j'ai reconnu un adulte avec ses pattes et son bec d'un rouge soutenu sans pouvoir discerner toutefois, dans son manteau noir, les reflets verts et pourpres qui font son charme.

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La proximité a été de courte durée car vite interrompue par un Héron n'appréciant guère cette concurrente sur son coin de pêche.

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Le lendemain, au bord du Lac d'Orient, assez éloigné du tumulte qui régnait sur les rives,

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c'est un (ou une) juvénile reconnaissable à son plumage gris-noir, ses pattes et son bec gris-jaunâtre qui faisait son marché dans le sable, devant l'observatoire

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ou un peu plus loin dans l'eau

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jusqu'à se faire houspiller lui aussi par le Héron. Pas copains ces deux-là !

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L'Office national des forêts et la LPO se mobilisent chaque année, grâce à un réseau national de correspondants et au suivi satellitaire, pour mieux connaître et protéger la Cigogne noire.
La Cigogne noire est apparue comme espèce nicheuse en France avec la découverte du premier nid en Anjou dans le début des années 70. Depuis, l'espèce s'installe progressivement mais timidement dans notre pays.

À ce jour, 21 départements ont abrité au moins une fois un nid occupé et une soixantaine de couples aurait nichée en France en 2015.

En Mai 2011, le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (U.I.C.N.) a inscrit la Cigogne noire sur la Liste Rouge des espèces menacées: "En danger" pour les couples nicheurs et "Vulnérable" pour la population de passage.

De belles rencontres que j'ai faîtes là, sans dérangement pour l'oiseau et pour le plus grand plaisir du photographe !

Qu'en pensez-vous ?

A bientôt.

 

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11 septembre 2016

PASSAGE DES TRAQUETS MOTTEUX

Tous les ans, à cette période de l'année, je pars à la recherche d'un petit passereau de 25 grammes, d'une envergure de 25 à 30 centimètres et qui fait partie des plus grands migrateurs de la planète. Il s'agit du 

TRAQUET MOTTEUX

L'aire de répartition du Traquet motteux est vaste puisqu'elle comprend notamment l'Alaska, l'est de la région arctique canadienne, l'Eurasie et le Groenland. Ces sites sont fréquentés durant l'été. En revanche, l'hiver est passé au chaud en Afrique Équatoriale. Certains Traquets effectuent ainsi un trajet migratoire de 30 000km par an, un record par rapport à la taille de l'oiseau.

Chez nous en Lorraine,de rares Traquets motteux nichent sur les sommets vosgiens mais ils sont surtout visibles en plaine, lors des migrations.

Pour les rencontrer actuellement , il faut choisir un terrain bien découvert, fraîchement travaillé ou rocailleux avec des parcelles d’herbe rase clairsemées. Avec un peu de chance, vous verrez peut-être apparaître, au bout du champ, se détachant sur l'horizon , une petite silhouette caractéristique de l'élégant migrateur

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 Puis il faut patienter et observer.  Comme il se nourrit surtout d'invertébrés ( petits escargots, chenilles,coléoptères, mouches, sauterelles, grillons et araignées), le Traquet chasse souvent au sol, 

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en sautillant et en courant

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Le petit passereau insectivore connu sous le nom de traquet motteux se reproduit dans le nord du Canada et en Alaska à la saison chaude mais passe l'hiver dans des régions très éloignées. Ainsi, cet oiseau de 25 grammes seulement (l'équivalent de deux cuillères à soupe de sel !) est capable de migrer vers différentes régions d’Afrique pour y hiverner, ce qui lui fait parcourir chaque année pas moins de 30.000 kilomètres aller-retour.

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/oiseau-migrateur/le-traquet-motteux-un-mini-oiseau-capable-de-migration-record_art21727.html
Copyright © Gentside Découvertbre, venant du nord de l'Europe, pour regagner ses lieux d'hivernage qui se trouvent en Afrique Equatoriale. Il s'agit d'un élégant passereau
Le traquet motteux est un oiseau de seulement 25 grammes capable de voyager depuis l’Arctique jusqu’à l’Afrique sub-saharienne. Selon une étude, il serait en mesure de parcourir chaque année 30.000 kilomètres. Le petit passereau insectivore connu sous le nom de traquet motteux se reproduit dans le nord du Canada et en Alaska à la saison chaude mais passe l'hiver dans des régions très éloignées. Ainsi, cet oiseau de 25 grammes seulement (l'équivalent de deux cuillères à soupe de sel !) est capable de migrer vers différentes régions d’Afrique pour y hiverner, ce qui lui fait parcourir chaque année pas moins de 30.000 kilomètres aller-retour.

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/oiseau-migrateur/le-traquet-motteux-un-mini-oiseau-capable-de-migration-record_art21727.html
Copyright © Gentside Découverte
Le traquet motteux est un oiseau de seulement 25 grammes capable de voyager depuis l’Arctique jusqu’à l’Afrique sub-saharienne. Selon une étude, il serait en mesure de parcourir chaque année 30.000 kilomètres. Le petit passereau insectivore connu sous le nom de traquet motteux se reproduit dans le nord du Canada et en Alaska à la saison chaude mais passe l'hiver dans des régions très éloignées. Ainsi, cet oiseau de 25 grammes seulement (l'équivalent de deux cuillères à soupe de sel !) est capable de migrer vers différentes régions d’Afrique pour y hiverner, ce qui lui fait parcourir chaque année pas moins de 30.000 kilomètres aller-retour.

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/oiseau-migrateur/le-traquet-motteux-un-mini-oiseau-capable-de-migration-record_art21727.html
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Le traquet motteux est un oiseau de seulement 25 grammes capable de voyager depuis l’Arctique jusqu’à l’Afrique sub-saharienne. Selon une étude, il serait en mesure de parcourir chaque année 30.000 kilomètres. Le petit passereau insectivore connu sous le nom de traquet motteux se reproduit dans le nord du Canada et en Alaska à la saison chaude mais passe l'hiver dans des régions très éloignées. Ainsi, cet oiseau de 25 grammes seulement (l'équivalent de deux cuillères à soupe de sel !) est capable de migrer vers différentes régions d’Afrique pour y hiverner, ce qui lui fait parcourir chaque année pas moins de 30.000 kilomètres aller-retour.

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/oiseau-migrateur/le-traquet-motteux-un-mini-oiseau-capable-de-migration-record_art21727.html
Copyright © Gentside Découverte

Il s'arrête régulièrement, perché sur une motte

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ou dressé sur une pierre, au ras du sol, près de ses proies

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curieux devant cette drôle de chose qui fait des cliquetis

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avant de repartir en sautillant dans l'herbe

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explorer une autre partie du terrain

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Le Traquet motteux est abondant et largement répandu à travers sa vaste distribution, mais la population est en déclin, en particulier dans beaucoup de pays européens.

Le Traquet motteux est actuellement considéré comme non menacé et profitez de son passage pour aller le découvrir près de chez vous. L'occasion est trop belle!

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Merci d'avance pour vos commentaires.

A bientôt.

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22 août 2016

BAIE DE SOMME 6: UNE ELEGANTE A RESPECTER - L'AVOCETTE -

Limicole emblématique de la Baie de Somme, l' AVOCETTE ÉLÉGANTE est la première espèce à s’être installée en 1975, au Parc Ornithologique du Marquenterre avec 12 couples, après les premières mesures de protection de la partie terrestre du site prises  en 1973.

L'Avocette élégante, au plumage blanc et noir, est très facilement reconnaissable à son bec retroussé et ses pattes bleutées.

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Ce bel oiseau doit son nom à sa marche gracieuse et rapide.

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Son long bec noir recourbé vers le haut lui sert à "faucher" le fond de l'eau en avançant, pour en extraire sa nourriture qui se cache en surface de la vase ou dans l'eau (vers, petits crustacés,...).

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Les grandes ailes de l'avocette élégante lui donnent en vol, l'allure d'un immense papillon ...

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L'Avocette aime évoluer dans une végétation rase ou clairsemée

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et l'on observe souvent les "élégantes" en groupes, en train de se nourrir en eau peu profonde ou dans la vase fluide.

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  Le nid de l'Avocette est une petite cuvette aménagée sur le sol, remplie de quelques végétaux et coquillages.

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Les petits îlots, les levées et diguettes des marais salants constituent les sites recherchés; d'autant plus que cet oiseau est très sensible aux dérangements sur ses zones de nidification et en hivernage.

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Il lui arrive même de nager et de barboter comme un canard

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mais cet instant reste souvent éphémère

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Encore considérée comme nicheuse rare et localisée en Picardie, l'espèce est menacée principalement par la destruction des habitats d'alimentation, de nidification et d'hivernage due à l'assèchement et à la transformation des lagunes saumâtres et des salines, les dérangements sur les lieux de nidification et le braconnage.

Une rencontre bien agréable que vous avez peut-être appréciée également ?

Merci pour vos commentaires.

A bientôt.

 

 

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13 août 2016

REPAS FAMILIAL AVEC LES CHEVECHES D'ATHENA

Avec ce printemps et début d'été pourris, le couple de Chouettes Chevêches que je suis depuis trois ans a disparu du secteur. Il faut dire que le parc, où elles nichaient, n'a pas accueilli de vaches cette année, d'où une herbe trop haute qui rend impossible toute action de chasse. J'espère qu'elles ont trouvé le terrain propice pour mener à bien le projet qu'elles avaient commencé...et qu'elles retrouveront le chemin retour vers leur ancien arbre pour cet hiver.

Comme elles me manquaient et que je n'arrivais pas à les retrouver, j'ai moi-même changé de secteur et sur la base d'anciennes repasses, j'ai prospecté et eu la chance de trouver de nouveaux amis. Un couple de Chevêches d'Athéna, dont la femelle ne se manifeste que par les appels alors que le mâle -bagué- s'occupe activement du nourrissage d'un (ou une) jeune de l'année, dont je voudrais partager quelques photos.

Les acteurs: La jeune Chouette à gauche et son géniteur à droite.

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En ce début de journée pluvieux, le mâle fréquente fidèlement ses perchoirs de chasse

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alors que la jeune Chouette n'arrête pas de réclamer sa pitance, postée bien en vue

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ou dissimulée dans la végétation

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Elle arrive rapidement sur le perchoir dès que le père se rapproche

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et le festin démarre

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Au menu, un énorme lombric

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que la petite ira déguster seule sur une branche isolée.

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Le mâle reprend le guet

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et quelques instants plus tard, nouveau ravitaillement

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qui semble combler la jeune Chouette, qui en baiserait les serres de son père nourricier.

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Bientôt les adultes inciteront leur progéniture à aller voir ailleurs et à se trouver leur propre terrain de chasse et site de reproduction.

Pour l'instant, nous sommes quelques heureux initiés à profiter d'un spectacle que je ne pensais plus voir cette année.

Ce partage vous inspire peut-être un commentaire ? 

A bientôt.

 

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10 juillet 2016

BAIE DE SOMME 5: DANS LA ROSELIERE

Sur le littoral de la côte picarde, là où la Somme se jette dans la Manche et où l'eau douce devient saumâtre, se forme le vaste estuaire de la Baie de Somme; un paysage de dunes, de marais et de roseaux dans lequel on ne peut faire que de belles rencontres.

Partons pour une balade le long des roselières qui occupent une superficie de 700 hectares, concentrés en Zone Natura 2000, souvent au sein de marais chassés. Elles jouent un rôle de filtres naturels, véritables forêts miniatures qui forment des lieux difficiles d'accès, garantissant une sécurité relative à de nombreuses espèces d'oiseaux qui y sont strictement inféodées.

J'en ai rencontré quelques unes:

Le BRUANT DES ROSEAUX

qui par sa taille et son plumage rappelle le Moineau dont il se distingue toutefois par la tête noire du mâle, soulignée de belles moustaches blanches.

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La PHRAGMITE DES JONCS

est une espèce commune et très répandue dans la Baie (plus rare en Moselle) qui se montre souvent chantant au sommet d'une tige de roseau.

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Elle se distingue des Rousserolles effarvattes par son sourcil crème bien visible.

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La GORGEBLEUE A MIROIR

est l'un des oiseaux que je voulais rencontrer dans sa zone de nidification, qu'est la Baie de Somme. Elle a exhibé son célèbre plastron bleu et a fait entendre son chant mélodieux.

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La LINOTTE MELODIEUSE

n'est pas vraiment un oiseau de roselières mais pour justifier son "statut" d'étourdie, elle construit souvent son nid n'importe. Tel était le cas pour celles que j'ai rencontrées près de la roselière. Se nourrissant de graines de mauvaises herbes, elle doit trouver son compte dans les fossés qui bordent les roseaux.

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La PANURE A MOUSTACHES

est la "star" des roselières, où elle se déplace en émettant des cris métalliques très particuliers et facilement identifiables. L'entendre est une chose mais la voir est vraiment plus difficile. J'ai pourtant réalisé ce vieux rêve en rencontrant un couple pendant quelques secondes....

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Un dernier cliché un peu insolite pris au bord des roseaux dans le Parc du Marquenterre:

une GRUE CENDRE

qui s'est économisée une migration....

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Pour m'être fait surprendre plusieurs fois par son chant fort et très proche, je regrette de ne pas avoir pu ou su photographier la Bouscarle de Cetti, qui fréquente pourtant les roselières mais qui restera encore une légende pour moi.

Une autre raison pour revenir en Baie de Somme.

Merci d'avance pour vos commentaires.

A bientôt.

03 juillet 2016

BAIE DE SOMME 4: L' ECHASSE BLANCHE

Avec ce quatrième chapitre sur la Baie de Somme, je vais m'intéresser aux Limicoles qui appartiennent au monde des petits échassiers, dont l'identification n'est pas toujours évidente pour tous. Pourtant il existe un limicole qui ne peut être confondu avec un autre:

c'est l' ÉCHASSE BLANCHE

Un corps noir et blanc, gracile, juché sur de longues pattes roses très fines donnant à cet oiseau une démarche élégante, un bec noir droit et fin comme une aiguille, un aspect élégant et fragile; tels sont les grands traits de la morphologie hors du commun de cet oiseau qui mérite bien son nom d'échasse.

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 Le mâle est un peu plus grand que la femelle et son plumage nuptial noir et blanc distingue cet oiseau emblématique des marais salants.

Remarquez également sa nuque noire en période de reproduction.

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Les yeux sont rouges

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 La femelle en plumage nuptial est presque similaire, mais elle est plus brunâtre,

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et on peut parfois voir une teinte grisâtre sur la nuque et l’arrière du cou.

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L' Echasse blanche a un vol direct et rapide, avec des battements actifs. Les longues pattes dépassent largement derrière la queue, et le cou est légèrement tendu.

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Quelques paramètres essentiels motivent l'installation des couples : un niveau d'eau restant bas (moins de 20 cm) ou s'asséchant progressivement, la présence d'îlots ainsi qu'une végétation basse colonisant partiellement les vasières.

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L' Échasse blanche se nourrit généralement dans les eaux peu profondes, en pataugeant et en capturant des proies sur ou près de la surface.

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  Elle marche vite, avec de grands pas, en pataugeant dans l’eau.

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Et ses très longues pattes lui permettent de s'aventurer dans des eaux plus profondes que les autres oiseaux aquatiques.

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  Elle se nourrit d’insectes aquatiques, vers, têtards et larves de mouches, mais aussi de crustacés, mollusques et araignées qu'il lui arrive aussi de pêcher en plongeant sa tête sous l'eau.

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L' Échasse blanche nidifie en petites colonies et les couples formés défendent vigoureusement leur nid et leur territoire.

Un couple en plumage nuptial.

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  Elles peuvent partager l'aire de nidification avec des Avocettes, s'apportant protection mutuelle contre d'éventuels pilleurs de nids.

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Mais comme les deux cousines sont assez bruyantes et de caractère belliqueux, l'animation est souvent garantie près des nids.

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Migratrice, elle hiverne surtout en Afrique. En France, où elle bénéficie d'une protection totale depuis 1976; c'est une visiteuse d'été nichant régulièrement en Camargue, dans les Dombes, en Bretagne, en Picardie et dans le Pas de Calais.

Pour notre part, c'était une très sympathique coche et une élégante rencontre faîte en Baie de Somme.

Si elle vous inspire un commentaire, n'hésitez pas à le saisir ci-après.

A bientôt.

 

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19 juin 2016

BAIE DE SOMME 3: La GORGEBLEUE A MIROIR

Début avril, j'avais eu la chance de rencontrer et de vous présenter ce superbe passereau, qu'est la

GORGEBLEUE A MIROIR.

Une telle observation en Moselle est encore rare et elle concerne principalement des oiseaux en migration (en avril puis en août - septembre).

Celle que je vais vous présenter dans ce message, je suis allé la chercher chez elle, en Baie de Somme, région où elle trouve les zones humides, les marais et roselières, qu'elle affectionne particulièrement pour s'y reproduire.

Il ne nous (mon épouse et moi-même) aura pas fallu longtemps pour reconnaître ce chant mélodieux provenant des roseaux et de repérer le superbe mâle, auteur de la sérénade, exhibant sa poitrine blanche rehaussée d'un plastron au bleu intense souligné de roux.

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Par sa morphologie et également par son comportement, la Gorgebleue ressemble au Rouge-gorge. Son chant est riche est varié, changeant selon son humeur et imitant souvent le chant de nombreux autres passereaux.

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L’arrivée sur les sites de reproduction se situe autour de fin mars à fin avril pour le mâle, qui précède la femelle de quelques jours. Le mâle défend son territoire avec conviction contre ses concurrents, en chantant  

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 et en se montrant depuis des postes bien en évidence.

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La Gorgebleue se nourrit principalement d'insectes qu'elle attrape au sol mais également en vol.

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Une période de grande activité va commencer avec l'installation d'un nid au sol, dans la végétation dense ou sous un buisson en bordure des zones humides et fossés. Quatre à sept œufs y seront déposés entre le 15 avril et début mai pour la première ponte et du 15 mai à début juin pour la seconde. L’incubation sera assurée par la femelle et durera 13 à 14 jours. Protégés par la femelle durant les quatre premiers jours de vie, les jeunes seront nourris par les deux parents et séjourneront au nid de 12 à 14 jours.

En automne débutera la migration et la Gorgebleue ira hiverner dans le nord-est de l'Afrique jusqu'à l'ouest de l'Inde mais également sur le littoral portugais ou le sud de l'Espagne.

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L'espèce n’est pas menacée actuellement. Cependant, les changements et les modifications dans les zones humides de leur habitat peuvent devenir une menace pour la Gorgebleue, et des déclins ont été observés dans plusieurs régions.

Pour notre part, nous resterons vigilants aux abords des fossés et roselières de notre secteur, en avril et en automne, pour y découvrir éventuellement cet oiseau rare qui ne sera que de passage. On ne peut pas tout avoir !

Merci d'avance pour votre commentaire.

A bientôt.

 

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14 juin 2016

LE TORCOL FOURMILIER

Un des plus grands ornithologues de notre temps, Paul Géroudet, disait: "Si le Torcol fourmilier n'était pas aussi criard au printemps, il passerait inaperçu. Qui remarquerait cet oiseau gris-brun, un peu plus grand qu'un moineau, mais svelte et allongé? Son plumage aux teintes sombres, finement marqueté et rayé (...) se confond facilement avec l'écorce et le bois mort. Ses allures sont si discrètes qu'on a de la peine à le voir, surtout après la période des chants."

C'est notamment grâce au chant si particulier, que j'ai repéré cet as du camouflage, lors de ma dernière sortie; Il m'a fallu deux heures pour prendre la première photo..

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Bien que proche parent des pics, le Torcol fourmilier semble être, à première vue et de loin, un de ces nombreux oiseaux bruns communs. Ce n'est qu'en le regardant de près qu'on remarquera la  grande complexité de son plumage avec des motifs rayés, des taches et des ombres subtiles ressemblant à une écorce d'arbre.

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A mi-chemin entre plumes et écailles, sa livrée couleur d’automne, d'aspect reptilien, passe inaperçue dans le feuillage des vieux arbres du verger.

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Si le Torcol fourmilier est menacé ou dérangé, il se contorsionne et son cou s'étire et se tord à l'extrême, donnant à l'oiseau un air mi-oiseau mi-serpent? qui peut repousser certains prédateurs.

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Il passe d’un arbre à l’autre, en perpétuel mouvement. Il lui arrive de se poser à la manière des pics, bien collé au tronc par les griffes et appuyé sur la queue,

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puis de bouger très vite et s’installer en travers d’une branche, d’une façon plus classique.

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Le bec pointu cache une langue rosâtre, collante et longue de plusieurs centimètres, qu’il enroule d’une façon caractéristique quand il ne cherche pas son mets préféré, les fourmis. Il consomme aussi des insectes et des larves délogés des crevasses de l’écorce où ils se cachent et capture aussi beaucoup d’araignées.

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 Au contraire des pics, il ne tambourine pas et jamais un Torcol ne creusera lui-même son nid.  Il niche dans des cavités naturelles, d’anciens nids abandonnés par d’autres oiseaux ou dans des nichoirs.

Le mâle cherche un site de nidification dès son retour d’hivernage, courant avril. Il inspecte tous les creux occupés ou non. Si un nid est déjà préparé, et même s’il y a des œufs ou des nouveau-nés, il peut éjecter tout ce qui se trouve dans la cavité. Il est habité par une sorte d’instinct destructeur qui le quitte dès que sa propre reproduction est en route.

 Quand toutes les possibilités du secteur ont été visitées, et que le territoire est établi, le mâle se met à chanter continuellement  pour attirer une femelle qui viendra inspecter les cavités proposées et choisir le site qui lui plaira pour pondre.

Sur mon secteur, la première ponte doit être en cours et ce n'est pas le moment de les déranger.

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Comme souvent, deux nichées successives sont menées par les Torcol; je vais attendre le moment du nourissage de la première couvée, période où les parents sont très actifs et assez bruyants près du nid, pour essayer de faire encore discrètement, quelques clichés de cet hôte typique de nos vergers.

Merci d'avance pour vos commentaires.

A bientôt. 

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