Frissons Nature Photo

17 novembre 2018

ELLES SONT DE PASSAGE...

Mon ami Christian a fait de moi, un homme heureux. Vendredi dernier , il a eu la bonne idée de partir prospecter une roselière qui pourrait servir de refuge aux fameuses PANURES A MOUSTACHES, qui sont de passage migratoire dans notre région.

Bingo, il les a trouvées.

Ni une ni deux, il a partagé la bonne nouvelle et une sortie a été programmée lundi matin.

Pourtant je n'étais pas vraiment rassuré car la dernière fois que j'avais prévu d'aller photographier des Panures à moustaches, en février dernier, j'ai pris le chemin  des soins intensifs cardio, avec un gros pépin qui empeste encore et toujours ma vie. Alors pour cette sortie, je tendais le dos et miracle, tout s'est bien passé et surtout nous avons croisé nos Panures.

Qu'est ce qu' une Panure à moustaches ? Rien de mieux qu'une photo pour faire sa connaissance. 

Le mâle,est un peu plus corpulent qu'une Mésange charbonnière , avec sa  tête de couleur gris-bleu et sa remarquable moustache noire qui va du bec à la gorge. Cette moustache est d'autant plus impressionnante que les plumes qui la forment, s'écartent nettement des autres plumes. Le dos est brun-roux et la gorge tire pratiquement sur le blanc.

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 La femelle possède une tête brun ocré sans moustache. La gorge est blanc sale, les sous-caudales chamois. (photo prise en Baie de Somme en 2016)

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La Panure à moustaches a pour cri typique un « ping-ping » ou « tying-tying » métallique et nasillard, qui porte loin et qui trahit souvent sa présence, dans les roselières ou les phragmitaies denses et touffues où elle mène une vie discrète et cachée.

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La Panure à moustaches se nourrit principalement d’invertébrés, larves et chenilles, pendant la saison de reproduction. En automne et en hiver, elle consomme davantage de graines et de fibres végétales provenant des plantes sur lesquelles elle vit.

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C'est un oiseau remuant, en perpétuel mouvement, qui grimpe adroitement le long des hampes des roseaux ou se faufile entre elles comme une souris. 

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La Panure à moustaches est présente dans toute l'Europe, de la pointe de la Bretagne jusqu'à la mer Caspienne, mais compte-tenu de son habitat très spécifique, sonaire de distribution est très morcelée. Elle est surtout menacée par la destruction et la dégradation de son habitat exclusif : la phragmitaie.

 

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Un réel plaisir d'avoir pu observer et photographier cet oiseau remarquable, dont les individus qui nichent dans le nord de l'Europe, traversent notre région en octobre - novembre et repassent en février - mars.

Des occasions à ne pas rater ! 

Merci pour votre visite et votre éventuel commentaire et à bientôt.

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22 avril 2018

DE RETOUR

Près de trois mois sans se manifester, comme le temps passe vite...mais je peux m'estimer heureux et chanceux de pouvoir à nouveau reprendre les publications sur mon blog.

Fin février je voulais vous montrer des photos de Harle bièvre

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ou encore de Héron cendré

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ou mieux encore, de Panures à moustache que je voulais aller photographier ce matin du 24 février, quand j'ai refait un nouvel infarctus, suivi à deux jours d'intervalle, par deux arrêts cardiaques qui ont failli m'emmener dans l'au-delà. 

Après l'implantation d'un défibrillateur automatique, j'ai la chance de recommencer une nouvelle vie qui, dans un premier temps, doit être faîte de repos, de tests et de contrôles, entouré par ma petite famille et mes amis proches.

Comme il m'est interdit de conduire pour quelque temps encore, mes sorties nature seront limitées et mon appareil photographique profitera du même repos que moi.

Alors pour me "nettoyer" la tête, j'ai repris tout doucement la peinture et vous présente le premier tableau de ma nouvelle vie.

"Matinée printanière à Metz"

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Pour avoir aperçu deux fois la "fameuse lumière blanche au bout d'un tunnel", j'ai eu envie de couleurs et rien de telle que la Lanterne du Bon Dieu au printemps, pour les apprécier....

Heureux de vous retrouver.

A bientôt.  

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07 février 2018

QUELLE BELLE RENCONTRE ! UN HIBOU DES MARAIS LOCAL.

Première sortie 2018 avec mes amis Christian et Claude, en ce premier lundi de février.

Il avait un peu neigé la veille mais le soleil osait à nouveau se montrer, après ces dernières semaines de pluie. Un temps idéal pour partir en repérage dans la région et grand bien nous en a pris quand, en milieu d'après-midi, nous fîmes enfin la rencontre de celui que nous cherchons depuis des années

Le HIBOU DES MARAIS

On savait qu'il (ou ils) était (étaient) sur le coin mais malgré de nombreuses heures d'observations, aucune rencontre probante en dehors de quelques silhouettes s'envolant à la tombée de la nuit.

Avant hier, nous étions dans la voiture, à l'abri du vent glacial qui souffle régulièrement sur ce plateau, quand un corvidé piqua vers le sol pour déloger... un Hibou dans un terrain en friche; lieu habituel où ce rapace aux moeurs plutôt nocturnes, peut passer sa journée à somnoler, blotti à terre à l'abri dans la végétation.

Un éclair blanc au ras du sol  et le voila en vol

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à quelques dizaines de mètres de nous

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il a semé le corvidé de son vol rapide

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et recherche un nouvel abri pour se poser

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le premier choix n'est pas idéal mais l'avez-vous repéré ?

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Après quelques instants, il déménage pour retrouver une couverture végétale plus adaptée à la discrétion qu'il recherche

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Après une approche calme et minutieuse, il nous autorise enfin à lui tirer ces quelques portraits

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Posé au sol, dos au soleil et au vent, il inspecte les alentours, à droite

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à gauche

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un petit somme de temps en temps

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et vous trois, je vous ai à l'oeil !

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et quand ces yeux d'or vous fixent, je vous l'assure, vous ne bougez plus....

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Puis d'un coup, alors que la bise était de plus en plus glaciale, il reprit son envol

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nous tournant le dos pour aller se reposer une centaine de mètres plus loin.

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Merci Hibou des marais pour ton indulgence et tu seras toujours le bienvenu chez nous pour passer tes hivers !

Cette superbe rencontre nous a donné un avant-gout de ce que nous irons rechercher, tout prochainement, en Baie de Somme, dès que les conditions météorologiques le permettront.

Merci d'avance pour vos commentaires.

A bientôt.

 

 

 

 

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18 janvier 2018

LE CHAT FORESTIER

Au début de cette nouvelle année, je suis comme tout le monde et je prends des résolutions. Point trop n'en faut car il faudra les tenir. Parmi celles-ci, il en est une qui me tient pourtant à coeur: tout faire pour retrouver et photographier le CHAT FORESTIER.

Cela fait cinq ans que j'ai eu la chance de tomber nez à nez, en billebaude le long d'un cours d'eau, avec ce Chat sauvage qui chassait.

De dos, concentré sur sa proie, il ne m'a pas entendu m'approcher:

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Le temps de déclencher et il me faisait face, l'espace d'un quart de seconde, avant de disparaître dans les fourrés.

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Alors par nostalgie et par envie de le revoir, je viens de me consoler en réalisant cette peinture sur toile cartonnée qui représente celui qui hante mes rêves de photographe.

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On se console comme on peut !

Merci pour vos commentaires et à bientôt peut-être pour une belle surprise.

 

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21 novembre 2017

LE BALLET DES OMBRES CHINOISES DU DER

Un jeûne photographique de trois mois, c'est incroyable et pourtant je viens de le faire.

Quand deux passions vous prennent en tenaille, il faut faire un choix à défaut de trouver un juste milieu.

Après trois mois de peinture, un retour sur le terrain avec l'appareil photo vient de me faire un bien fou...

Pour ce retour, j'ai pu compter sur mes amis et compères Christian et Claude, qui m'ont accompagné et guidé au 21ème Festival International de la Photo animalière et de nature de Montier-en-Der. Nous y avons passé la journée de jeudi et en avons pris plein les yeux avec des photos de rêve et des échanges passionnants, le tout dans un cadre où il vaut mieux oublier la carte bancaire à la maison.

C'était également l'occasion d'aller saluer notre ami commun Bernard Claessens, et d'admirer ses oeuvres consacrées aux Ours bruns et aux Gloutons de la taïga finlandaise. Du grand art que vous retrouverez entre autres, sur son site :

http://www.bernardclaessensphoto.fr/.

Bravo Bernard !

Mais notre journée au Der avait aussi une motivation photographique. Nous sommes arrivés sur une digue d'une presqu'île déserte, avant le lever du soleil, dans une ambiance bien fraîche, un peu brumeuse mais ô combien magique pour ce que nous voulions découvrir.

Les demoiselles du Der, les fameuses Grues cendrées, passent la nuit en groupe, dans les cuvettes du lac qui, à cette époque de l'année, connaît son niveau le plus bas.

Elles étaient encore au sol, dans l'attente du mystique signal de l'envol.

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Puis peu à peu , les cris caractéristiques de la Grue se firent entendre et les premiers individus prirent leur envol.

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  Au lever du soleil, elles partent se nourrir dans les champs autour du lac et ne reviennent qu'à la tombée du jour.

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Le ballet des demoiselles du lac commence ...

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et le dortoir se vide peu à peu

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C'est par petits groupes qu'elles gagnent les champs et les zones cultivées des alentours

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alors que le soleil commence enfin à percer la brume.

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Deux retardataires.

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Un dernier groupe semble encore hésiter quant à la direction à prendre.

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La place laissée vacante par les Grues semble attirante pour d'autres espèces qui entament également leur ballet.

Un groupe de Vanneaux.

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Des Oies en ombre chinoise.

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et enfin le premier escadron de Cormorans.

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rapidement suivi d'un second encore plus imposant

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avant que des centaines et des centaines de Cormorans nous survolent.

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Il en sortait de partout et de nulle part. C'était vraiment impressionnant ...

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En cherchant bien, on en a retrouvé un grand nombre un peu plus loin que le dortoir des Grues, comme le montre la photo suivante à trois étages:

Le premier plan est réservé aux Aigrettes et Hérons, le plan central est le domaine des dernières Grues et le fond est occupé par les Cormorans.

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Il y a du monde au balcon pour observer les dernières Demoiselles qui semblent faire une ultime révérence avant l'envol.

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A l'année prochaine et merci pour ce spectacle

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En principe le retour au dortoir est tout aussi photogénique que l'envol  mais le temps couvert en ce jeudi soir, nous a privé des belles lumières du coucher du soleil.

Quelle belle sortie !

Qu'en pensez-vous ?

Merci d'avance pour vos avis et à bientôt.

 

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24 août 2017

LE "PREGADIOU" DE MA TERRASSE : UNE COCHE INATTENDUE

Lundi après-midi, j'étais consciencieusement installé devant une nouvelle toile dans mon atelier, quand mon épouse est venue me montrer un drôle d'insecte qu'elle venait de capturer sur notre terrasse.

Qu'est_ce que c'est que ça ?

Dans la "Gloire de mon Père", Marcel Pagnol relate la capture de trois grands "pregadious" et précise de suite "c'est à dire de trois mantes religieuses". C'était en Provence qu'il les avait capturés et non dans le nord-est de la Moselle, en plein centre ville et de surcroît, sur une terrasse carrelée (certes bien fleurie, par les soins de ma chère et tendre).

Une Mante religieuse ! Nous n'en n'avions jamais vu et l'avons vite reposée dans les fleurs qui ornent la terrasse, pour lui tirer le portrait et faire plus ample connaissance.

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La mante religieuse est un insecte aux moeurs diurnes, d'une taille de 6 à 8 cm de long, de couleur verte (ou brune), qui se caractérise par une tête triangulaire orientable à 180°( aptitude rare chez les insectes). Elle a deux gros yeux protubérants à facettes (avec le petit point noir sur la photo ci-dessous), très écartés de chaque côté de la tête, qui lui donnent une très bonne vision de toutes parts. Trois ocelles, entre ces yeux globuleux, sont le siège du sens auditif. Les longues antennes servent à capter les vibrations de l'air produites par le vol des insectes et permettent une efficacité de chasse d’autant plus importante. 

Détails du dispositif:

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Autre caractéristique: la mante religieuse possède trois paires de pattes; la première paire lui sert à capturer ses proies, et les deux autres lui servent à se déplacer.

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  La mante reste la plupart du temps immobile, les pattes avant repliées, comme en prière, d'où son nom de religieuse ou de "pregadiou", cette expression occitane de provence qui peut se traduire par "Prie-dieu".

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La mante religieuse est très carnassière et cette caractéristique en fait l’amie du jardinier qu’elle aidera dans l’élimination des chenilles, sauterelles et autres criquets dévoreurs de jardin.

La femelle est également réputée pour sa tendance à dévorer le mâle après l'accouplement. Drôles de moeurs.

Elle chasse à l'affut accrochée à une plante et se confondant souvent avec celle-ci.

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Ses armes de chasse sont constituées par ses pattes antérieures, appelées « ravisseuses », qui portent des piques et un crochet. Elle peut les déplier en une fraction de seconde pour s'abattre sur sa proie, qui sera maintenue par les piques et harponnée par le crochet qui se plantera dans son corps. 

L'arsenal de la mante:

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C'est ce qui est arrivé pendant mon observation à une malheureuse abeille qui est venue butiner une fleur de lavande, alors que le "pregadiou" était à l'affût sur la tige. Je n'ai pas eu le temps de saisir l'attaque qui a été fulgurante mais la suite des évènements a été tout aussi imprévisible.

Le "tigre de l'herbe" a l'affût sur le brin de lavande:

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Il vient de harponner l'imprudente abeille qui venait butiner les fleurs de lavande

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De suite, la mante commence à dévorer sa proie grâce à ses puissantes mâchoires de type "broyeur" qui, en principe, ne laissent que les parties les plus indigestes (ailes, pattes, ...) comme restes.

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J'ai bien précisé dans ma dernière phrase "en principe" car une guêpe, certainement attirée par l'odeur du festin, est venue perturber le scénario. Elle a tourné quelques secondes autour de la mante attablée puis l'a attaquée par la nuque.

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mais la mante ne lâchait pas prise

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bien que dérangée dans son repas.

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Alors la guêpe changea son angle d'attaque et tenta de partager directement le repas de la mante

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Mauvaise idée car la mante n'est pas partageuse mais vraiment carnassière et elle s'empara de cette insouciante qui s'offrait à elle. Une lutte s'engagea entre la mante, handicapée par l'abeille dans ses griffes et la guêpe, qui tentait d'éviter les harpons de la tueuse.

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Au bout de quelques secondes, la guêpe a réussi à s'extraire des griffes mais elle revint à la charge en attaquant la mante par ses ailes.

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Elle semblait avoir trouvé la faille car la mante lâcha l'abeille, qui tomba morte à terre, et se retourna prestement vers la guêpe

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en essayant de la harponner avec ses crochets

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La guêpe, peut-être insouciante mais pas trop folle, a  pourtant réussi à s'enfuir de ce piège qui commençait à se refermer sur elle.

La mante religieuse est restée toute penaude et pensive après cette double déconvenue.

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Quelle aventure !

Le pregadiou a passé la nuit et une partie du lendemain dans la lavande, avant d'aller retrouver un milieu plus naturel.

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 Cette rencontre a agrémenté le climat d'attente qui régnait à la maison, en raison de l'accouchement attendue de notre benjamine.

C'est finalement avec une semaine de retard, que le petit Paul est venu rejoindre tôt hier matin, ses cousins Léopold (fils de notre cadette), Victor et Marius (fils de notre ainée). Tout le monde va bien, les parents sont heureux et Mamie et Papy sont aux anges!

Merci pour votre visite et éventuel commentaire.

A bientôt.

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03 août 2017

DANS LA FORËT DES HULOTTES

Le 13 mai dernier, je vous relatais la rencontre inattendue avec une Chouette hulotte, lors d'une sortie "Pics" avec mes amis Christian et Claude. Sûr d'être en présence d'un couple nicheur, notre ami Claude, habitant près du secteur, a entrepris des affûts prolongés dans cette forêt qu'il connaît bien. Sa passion et sa persévérance furent bientôt récompensées par la prise des photos suivantes:

Dans une excavation située à une douzaine de mêtres de hauteur dans un gros hêtre brisé, deux petites têtes se montraient de temps en temps.

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Pas de doute, c'était la famille "hulotte" qui nichait dans cette cavité. Pour preuve, quand un petit curieux s'expose:

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Ou quand un adulte vient leur rendre visite

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Deux coups de fil plus tard, le trio d'amis s'est retrouvé fin mai au pied du hêtre des "Hulottes". Et là, déception, plus rien ne bougeait dans la cavité, les jeunes s'étaient envolés. Mais peut-être qu'avec un peu de chance et en sachant que la hulotte est sédentaire; allait-on les apercevoir dans la canopée des grands arbres, leur futur habitat.

Très vite, on a entendu des piaillements très discrets caractéristiques des jeunes Chouettes. Elles étaient sur le secteur mais demeuraient invisibles. Puis très rapidement un mouvement dans le feuillage et un adulte se posa sur une branche, pour venir observer les intrus que nous étions.

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Si une Chouette hulotte adulte s'estime menacée ou estime que sa progéniture est en danger, elle lance un cri d'alarme typique dont les notes, en cas de danger imminent, notamment vis à vis des jeunes, peuvent fortement varier pour faire sentir davantage la sensation d'agressivité. Dans certains cas, ce cri peut même s'accompagner d'une attaque réelle ou fictive dirigée vers la tête de l'agresseur.

Dans notre cas, rien de tout cela; l'adulte resta présent, à bonne distance certes mais sans animosité aucune. Il surveillait son territoire.

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Cherchant certainement ses jeunes cachés plus haut

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Sensible au moindre bruit

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et constamment houspillé et harcelé par les autres hôtes de ces grands arbres (ici un Geai des chênes), qui veulent chasser ce redoutable prédateur.

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Mais la Chouette évitait toujours l'affrontement et préférait changer de perchoir, sans perdre de vue ces bonhommes qui se cachaient au sol.

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Le jeune est-il encore là ?

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Parfois une longue pause sans bouger

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avant de s'envoler vers un autre perchoir.

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Nous avons passé l'après-midi, le nez en l'air, en compagnie de cette belle Chouette hulotte rousse mais sans jamais voir ses deux petits qui étaient pourtant bien présents sur le secteur.

Une quinzaine de jours après cette sortie, Claude nous envoya cette photo d'un juvénile qui semble avoir pris de l'assurance.

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Encore sous la dépendance alimentaire des parents pendant deux mois, il continuera de se cacher dans les hauts branchages avant de s'émanciper vers la fin août et d'aller chercher son propre territoire de chasse dans les proches environs de celui où il a vu le jour.

Cette forêt des Hulottes méritera le détour pour un suivi plus complet de l'espèce et cela, quelque soit la saison !

Merci pour votre visite et

A bientôt.

 

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25 juillet 2017

RENCONTRE MATINALE (21/07/2017)

Quoi de plus normal pour un français, mosellan de surcroît, que d'aller célébrer la Fête nationale belge en Wallonie.

Oui, pourquoi pas mais peut-on trouver mieux chez nos amis belges que notre célèbre 14 juillet ?

Pour y avoir été le 21 juillet dernier, je confirme que c'était bien mieux que tous nos défilés militaires ou autres bals populaires.

Récit:

Certes il a fallu se lever à 4h du matin pour être au rendez-vous de 6h, fixé par mon ami Claude, près d'une des plus anciennes réserves naturelles domaniales de Wallomie. Cette fagne, entourée de profondes forêts de feuillus et de résineux, est couverte de landes et de tourbières, reliques vivantes des dernières glaciations, qui offrent au paysage des allures nordiques : climat froid ( 6°ce matin du 21/07) , tourbières, ruisseaux acides, milieux naturels très humides mais de grand intérêt biologique, où l'on rencontre une faune et une flore très diversifiées et typiquement boréales.

Après 300m de marche sur l'un des chemins de randonnée qui longe la fagne, première halte dans une sapinière qui offre une vue dégagée sur la lande. Le soleil venait de se lever et commençait à percer les voiles de brume qui s'étaient formés durant cette nuit bien fraîche pour un mois de juillet. 

Quelle belle surprise! A moins de 50m devant nous, trois cervidés, tous sens en éveil, regardaient dans notre direction.

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En été, on voit essentiellement paître des hardes de biches avec leur progéniture. Ces hardes sont de type matriarcal et composées à la base, par une biche suivie du jeune de l'année et du jeune de l'année précédente.

Dans notre cas, nous étions en présence d'une biche meneuse de la petite harde (à droite sur la photo n°2), qui est une femelle ayant à son actif au moins une mise bas, qui est vigilante, expérimentée et la plus alerte. Elle est accompagnée d'une bichette de plus d'un an ( la plus à gauche) et d'un hère (le plus en retrait), jeune mâle de l'année dernière et qui sera bientôt daguet.

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Tous les trois étaient intrigués par les bruits venant de la sapinière mais quelle ne fût pas notre surprise de voir sortir des fougères, une autre biche accompagnée de son faon de l'année, au pelage encore bien tacheté de blanc.

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Aussi longtemps que la meneuse ne donne pas l'alerte pour fuir le danger, la harde ne s'enfuit pas malgré ces bruits bizarres.

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Pour compléter ce tableau familial, il nous manquait un jeune cerf. Il suffisait de demander ...

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Chez les mâles, les bois commencent à pousser à partir du 9ème mois et tombent tous les ans, entre février et mai, pour repousser en été. Un jeune cerf de "première tête" perd ses dagues normalement en avril de l'année suivante et il terminera sa deuxième tête avant la mi-août . Il est alors  "six cors" et peut même, dans les meilleurs cas, devenir huit cors comme c'est presque le cas pour ce jeune individu.

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Nous étions en présence d'une harde d'un faible nombre d'individus, qui est typique d'un biotope peu dérangé par l'homme et riche en aliments.Les jeunes mâles vont quitter le groupe vers l’âge de 2 ans et les jeunes femelles le feront un peu plus tard. Pour l'instant dans cette harde, c'est toujours la meneuse (en dernière position) qui surveillait les alentours alors que le soleil commençait à réchauffer l'atmosphère.

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L'activité journalière des animaux est une alternance de périodes d'alimentation entrecoupées de périodes de rumination et de repos. La première période d'alimentation se termine généralement deux heures après le lever du soleil, quelque soit la saison. C'était aussi le cas ce matin, quand la harde se dirigeait lentement vers les hautes herbes pour aller ruminer et se reposer.

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Une bonne heure en leur compagnie avant de les perdre de vue.

Dans la matinée, nous avons revu le jeune cerf qui venait de se relever de sa sieste,

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puis une bichette se dégourdir les pattes

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et surtout une jeune biche qui, lors de la période de mise bas, s'était isolée pour donner naissance à son faon, qu'elle tiendra éloigné de la harde pendant quelques jours à quelques semaines.

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Un vrai feu d'artifice en pleine journée pour cette belle Fête nationale belge !

Merci d'avance pour vos commentaires.

A bientôt

 

08 juillet 2017

LA NOUVELLE FAMILLE "PIE-GRIECHE ECORCHEUR "

Le 20 mai dernier, j'avais partagé le "Retour de la Pie-grièche écorcheur" et notamment des scènes de parades nuptiales qui laissaient à penser que la saison des amours allait être "fructueuse". Au bout de quinze jours d'un premier suivi, le couple devenait de plus en plus discret, certainement occupé à construire un nid ou déjà à couver. Cette période d'incubation est des plus délicates et il faut éviter tout dérangement. Deux, trois visites discrètes en juin, m'ont permis d'apercevoir le mâle sur différents perchoirs de son territoire mais aucune indication quant à l'emplacement du nid. L'essentiel était de savoir que les Pies-grièches écorcheurs n'avaient pas changé de secteur.

C'est ainsi que mon ami Christian a pu saisir le 10 juin dernier, cette scène d'offrande d'une proie, du mâle à la femelle, qui prouve que le mâle s'occupe du ravitaillement de sa belle, alors qu'elle assure l'incubation à elle seule, des 4 à 6 oeufs, pendant une période moyenne de 15 jours.

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Les petits sont ensuite nourris au nid, par les deux parents, pendant une période équivalente. Il est alors plus facile d'apercevoir l'un ou l'autre des adultes, perché sur un de ses postes de guet, à l'affut du premier insecte au sol ou en vol.

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Près d'un mois s'étant écoulé après la photo de l'offrande, la sortie du nid ne devait plus tarder et c'est dans ce but, que je me suis rendu sur les lieux, dans la matinée du 05 juillet dernier. Le soleil chauffait déjà très fort et le risque de "flou de chaleur" était déjà bien réel. 

A mon arrivée , le mâle avec une proie dans le bec, était perché sur un buisson de ronces et de mûres, dans lequel  il semblait y avoir de l'agitation.

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Il plongeait régulièrement dans cette végétation épineuse et touffue pour en ressortir aussi vite

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et aller se poster sur ses perchoirs de chasse.

Ici le fil électrique du parc

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qu'il rejoignait régulièrement avec une proie avant de replonger dans le buisson

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Ici une branche bien exposée

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dans un univers piquant mais avec vue imprenable sur le garde-manger

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ou encore sur un piquet de parc à quelques mètres de ma voiture (dans laquelle je "cuisais").

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Mais à qui était destiné toute cette nourriture?

Ce furent d'abord trois petites boules de plumes et de duvet qui se montrèrent au sommet du buisson fréquenté par le mâle

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et d'un coup c'est la nichée entière qui se montra; six oisillons "Pie-grièche écorcheur" sur la photo.

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ce qui est assez exceptionnel puisqu'en principe, chaque adulte s'occupe d'une moitié de la nichée qui se sépare ainsi en deux, tout en restant cantonnée sur le secteur.

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Ils semblaient attendre le ravitaillement qui se faisait discrètement par les parents, par l'arrière du buisson, hors de la vue du photographe ce qui incita les oisillons à replonger très rapidement dans l'ombre du buisson protecteur.

Le juvénile des deux sexes, ressemble à la femelle de par ses couleurs, avec une tête mouchetée, un dessous beige clair nettement marbré de barres brunes et un manteau écailleux à dominante rousse.

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L'aspect duveteux du plumage restera marqué pendant quelques jours encore

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L'apprentissage, assuré par chacun des parents, dure en principe trois semaines après la sortie du nid.

Le mâle avec un de ses petits

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La femelle avec un autre apprenti

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   Assez rapidement après l'émancipation des jeunes, d'ici fin juillet - première quinzaine d'août, débutera la migration post-nuptiale en direction de l'Afrique.

Il faudra patienter jusqu'en mai prochain pour espérer revoir une belle famille "Pie-grièche écorcheur", comme celle de cette année.

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Prenez encore des forces en attendant et bonne route....

Merci pour votre visite et votre éventuel commentaire.

A bientôt.

 

 

Posté par danieltrinkwell à 15:53 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
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22 juin 2017

LE PLUS PETIT DES PICS: LE PIC EPEICHETTE

Dans la famille des Picidés, la taille des oiseaux va de celle d'un Moineau à celle d'une Corneille. Le plus commun et le plus observé et photographié de tous, c'est le Pic épeiche, qui est de taille moyenne avec ses 20cm de longueur. Le plus grand de la famille, c'est le Pic noir avec ses 48cm de longueur et, le plus petit du haut de ses 14cm, c'est le

PIC ÉPEICHETTE.

Début mai, j'ai eu la chance, avec mes amis Christian et Claude, de suivre pour la première fois, les évolutions d'un couple de Pics épeichettes, occupés à ravitailler leurs oissillons éclos certainement depuis quelques jours.

Une rapide présentation de l'oiseau: en dehors de sa petite taille, le Pic épeichette présente un plumage noir et blanc avec ses ailes et son bas de dos rayés et ses flancs légèrement striés. Le mâle se distingue de la femelle par la présence d'une calotte rouge carmin.

Le mâle avec sa calotte rouge.

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La femelle avec sa calotte noire.

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Bien qu'il soit présenté comme bien répandu dans notre région, sa rencontre est plutôt rare et mérite d'être relevée. Cette espèce de Pic fréquente les milieux arborés -forêts, bois, bosquets, parcs et vergers - mais vous aurez plus de chance de le rencontrer dans les milieux humides, sur les bords de rivières ou dans les roselières, là où il trouve plus aisément des arbres à bois tendre, comme les saules ou peupliers ou carrément des arbres morts, qui sont plus faciles à forer pour son petit bec.

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Le nain des Pics a aussi la particularité d'explorer la cime des arbres, jusqu'aux plus fines ramifications des branches et, de ce fait, il n'entre pas en concurrence avec les autres Pics, qui chassent plutôt aux étages inférieurs. De plus, il est essentiellement insectivore.

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Une chose est sûre, le coin retenu pour nidifier est riche en proies à en juger par la quantité impressionnante d'insectes ramenée à chaque passage de l'un ou de l'autre des parents.

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Un "insecticide" naturel, puissant et écologique, qu'il faut protéger et préserver.

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A ce stade de la nidification, les parents pénétraient encore, à tour de rôle, dans le nid. Le ballet était bien réglé avec des passages respectifs toutes les cinq minutes, évitant ainsi l'embouteillage à l'entrée du nid. Parfois c'était limite ...

- Que fais-tu, déjà là ? Et toi, que fais-tu, encore là ? -

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Collision évitée de justesse.

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Ce qui m'impressionne le plus chez les Pics et, c'est encore le cas avec le plus petit d'entre eux; c'est la vitesse à laquelle ils fusent du nid après le ravitaillement.

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L'éjection !

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Une fois sur deux, cette sortie du nid se fait avec le sac fécal ( poche qui contient les déjections des oisillons, leurs couches en quelque sorte), que les adultes vont relâcher à plusieurs mètres de la loge; ce qui assure plus d'hygiène au nid et évite des traces qui révéleraient leur présence aux prédateurs.

La corvée de poubelle du mâle

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La femelle n'y échappe pas non plus...

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Pendant près de deux heures, nous avons partagé ce ballet incessant des parents ravitaillant leurs petits, en guettant l'envol

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instant magique où ce petit Pic montre qu'il a tout d'un grand...

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Après cette séquence photos avec le Pic épeichette, nain des Pics, nous nous sommes rendus chez le Roi des Pics, le fameux Pic noir qui nichait à quelques encablures de là...

mais c'est une autre histoire que je partagerai bientôt avec vous.

En attendant, pourquoi pas un petit commentaire ?

Merci d'avance et à bientôt.