Quoi de plus commun qu'un Moineau domestique, allez-vous me dire ?

Il ne s'est pas beaucoup fatigué cette fois-ci pour nous sortir un article sur un simple "piaf" que tout le monde connaît et côtoie, à tel point que l'on n'y prête même plus attention! Comme ce sont les principaux visiteurs de ma mangeoire de cet hiver, je me suis intéressé d'un peu plus près à l'espèce et peut-être arriverai-je, au travers de quelques photos, à vous faire changer d'avis à son sujet ?

Le Moineau domestique mâle:

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Connu de tous, le moineau est si commun que le passant ne daigne plus le regarder, mais en l'observant de près on peut apprécier son plumage brun strié de noir,  de châtain, de gris et de  blanc ,  qui s'oppose à la poitrine et à l'abdomen qui sont d'un gris uni. La tête est foncée, avec la calotte grise, bordée de châtain s'étendant vers le bas de l'arrière du cou. Les joues et les côtés du cou sont blancs. Une bande noire traverse les yeux, et rejoint une bavette noire qui caractérise le plumage nuptial du mâle.

La femelle n'a pas les couleurs châtain et noire du mâle. Elle a la calotte brun grisâtre, et une bande sourcilière gris chamoisé. Les parties supérieures et les ailes sont plus grises que chez le mâle. L'abdomen est blanchâtre.

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Même s'ils ne possèdent pas l'élégance des Chardonnerets, ils ont un point commun avec eux: ils vivent également en grands groupes en automne et en hiver, comme je le constate tous les jours en venant à la mangeoire.

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Robuste et trapu, le moineau paraît lourd d'aspect voire de mouvement : son vol n'a rien de gracieux. A terre où il se nourrit souvent, il sautille les pattes écartées.

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En hauteur, il ne peut que se percher et n'est capable d'aucune prouesse d'acrobate ou de grimpeur comme les mésanges ou grimpereaux.

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  Les moineaux sont si proches des hommes qu'ils semblent en avoir copié leurs comportements. Tout en restant individualistes, ils vivent en colonies avec leurs semblables. On y "palabre" sans cesse, se chamaille, se dispute le rang, se fait la cour, dans un tintamarre sans nom qui vient des  haies toutes proches de mon affût. Bien que les moineaux ne chantent pas comme la plupart des passereaux, leurs piaillements ont bien des nuances selon qu'il s'agit des cris de contact, de colère, d'alarme, de peur etc. Il est difficile de s'y retrouver.

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C'est poutant un oiseau peureux qui est imprévisible: un éclaireur vient toujours en premier explorer le poste de nourrissage avant d'être rejoint, d'un coup par une trentaine de congénères. Puis aussi soudainement qu'elle est arrivée, toute la troupe s'envole d'un seul coup et sans raison apparente, vers la haie toute proche avant de revenir aussi soudainement continuer un repas qui n'est pas de tout repos! 

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Sédentaire toute l'année dans notre région, il sait assez bien résister aux grands froids en ne sortant de ses abris que pour manger ou en se regroupant le soir en ville par bandes (souvent bruyantes) sur certains arbres ou parois couverts de lierre, profitant ainsi de quelques degrés de plus. Ces oiseaux sont rustiques, mais nullement pouilleux. La moindre flaque d'eau est occasion de baignades que je compte bien vous présenter dans un prochain article consacré aux bains des oiseaux.

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Voila des portraits d'un oiseau certes banal mais qui lui au moins reste fidèle à ma mangeoire, ce qui n'est pas (encore) le cas cette année de nombreuses autres espèces .

Alors pourquoi pas un petit commentaire sur ce "piaf" si commun ?

A bientôt.